× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CONVERS, ERSE, subst.
RELIG. CHRÉT.
A.− HIST. RELIG.
1. Dans la première Église, moine entré en religion à l'âge adulte (par opposition à ceux que leurs parents amenaient au monastère dans leur jeune âge, les oblats).
Rem. Associés à la vie relig. de la communauté, les convers, en gén. illettrés, ne pouvaient entrer dans la cléricature.
2. Au xiiesiècle, moine qui n'était pas soumis à la Règle majeure de l'Ordre, mais à un règlement mineur (les us et coutumes) et qui assurait les tâches matérielles permettant à la communauté de subvenir à ses besoins.
3. [Depuis le Concile de Trente, 1545-1563] Religieux, religieuse employé(e) aux travaux domestiques et aux œuvres serviles, ne chantant pas dans le chœur et exclu des ordres sacrés. Son frère est convers chez les Dominicains (Bernanos, Dialog. ombr.,1928, p. 204).Esclave porteur de bagages, humble convers toléré (Malègue, Augustin,t. 1, 1933, p. 319):
1. ... les purs contemplatifs se trouvent parfois chez les convers appliqués aux besognes subalternes, parce qu'elles ne détournent pas leur attention... Mauriac, Journal 2,1937, p. 158.
Emploi adj. Frère convers, sœur converse. Même sens. Synon. frère lai, sœur laie.Une dizaine de pères de chœur et (...) une trentaine de frères-lais ou convers (Huysmans, En route,t. 1, 1895, p. 249):
2. Elle a fait une sainte mort, me dit la Supérieure, elle se levait de son lit tous les jours de sa longue maladie, et deux sœurs converses la portaient à la chapelle. A. France, Le Jardin d'Épicure,1895, p. 169.
B.− Personne retirée dans un monastère et menant la vie des convers (cf. A 3).
Rem. L'emploi subst. au fém. est rare.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃vε:ʀ], fém. [-ε ʀs]. Ds Ac. 1694-1932. On rencontre la var. graph. convert : Les oblats, les converts et les reclus (Huysmans, Oblat, 1903, p. 188). Étymol. et Hist. 1160-74 subst. masc. (Wace, Rou, éd. H. Andresen, II, 16); ca 1200 subst. fém. (Première continuation de Perceval, éd. W. Roach, 17405 [leçon du ms. P, xiiies.]); ca 1210 (Bible Guiot, éd. J. Orr, 2091). Empr. au lat. chrét. conversus subst. masc. « converti » spéc. « qui s'est retiré du monde pour mener une vie plus religieuse, convers, religieux, moine » (506 ds Blaise), part. passé de convertere (convertir*). Fréq. abs. littér. : 84.