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CONSTATATION, subst. fém.
A.− Action de constater, d'attester par un acte officiel, d'aboutir à une preuve après examen. La constatation des naissances, des décès; procéder à une constatation. Il vaut mieux qu'un ami se charge de la constatation du décès et de l'apposition des scellés (A. Dumas fils, Le Fils naturel,1858, I, 3, p. 81):
1. À propos de Laforgue et de Rimbaud j'ai fait une triste constatation. C'est que je ne comprends plus les poètes comme autrefois. Je me suis surpris vingt fois dans des préoccupations mesquines,... J. Rivière, Correspondance[avec Alain-Fournier], 1906, p. 54.
B.− P. méton. Résultat de cette action; le fait constaté. Les constatations d'usage; les premières constatations; les constatations scientifiques. Il n'y a eu, dans mes raisonnements aucune défaillance, aucune erreur dans mes constatations (Maupassant, Contes et nouvelles,t. 2, Qui sait? 1890, p. 1186):
2. − La victime a été assommée par-derrière, et, d'après nos premières constatations, alors qu'elle tournait le dos à la porte du cabinet de toilette où devait se trouver caché l'assassin. Bernanos, Un Crime,1935, p. 767.
Rem. On rencontre le plus souvent le subst. au sing. dans le sens A, et au plur. dans le sens B.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃statasjɔ ̃]. Ds Ac. 1878 et 1932. Étymol. et Hist. 1586 (J. Scaliger, Lettres ined., 184, Tam. de Larroque ds Hug.), attest. isolée; 1844 (Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, p. 331). Dér. du rad. de constater*; suff. -(a)tion*; en 1586 le mot est dér. du lat. constat (v. constat) ou de constater* bien que nous n'ayons pas d'attest. de ce verbe au xviesiècle. Fréq. abs. littér. : 397. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 9, b) 238; xxes. : a) 890, b) 1 016.
DÉR.
Constatatif, ive, adj.Qui a valeur de constatation. Cette négation n'est pas constatative (Sartre, L'Être et le Néant,1943, p. 83). 1reattest. 1943, id.; formé à partir de constatation, suff. -if*.