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CONFISEUR, EUSE, subst.
A.− Celui, celle qui fabrique et/ou vend des confiseries. Atelier, boutique, devanture de confiseur. Il était bon de s'arrêter chez la confiseuse principale, madame Meunier, pour prendre quelques rafraîchissements (Nerval, Voyage en Orient,t. 3, 1851, p. 254).Un bâton de sucre de pomme comme une colonne, − pour lequel il avait été obligé de faire faire un moule spécial chez un confiseur de Rouen (E. et J. de Goncourt, Journal,1861, p. 911).Je me souviens : nous avons mangé des sucreries achetées par elle chez Hadji-Békir, le confiseur turc à la mode (Farrère, L'Homme qui assassina,1907, p. 316).
B.− Au fig.
1. Péj. Poésie, vers de confiseur. Poésie médiocre :
clémence. − (...) Ces vers (...) sont vraiment pleins de cœur... badinier. − Ils me rappellent ceux que j'adressais à la petite limonadière... (...) clémence. − Ah! laissez-nous donc en repos avec vos poésies de confiseur! E. Labiche, Le Premier pas,1862, p. 266.
2. Fam. La trêve des confiseurs. Trêve où les confiseurs remplacent les politiques, période qui se situe au moment des fêtes de Noël et du Nouvel An, et pendant laquelle la vie politique est moins intense.
Rem. Attesté ds Lar. Lang. fr.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃fizœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Ds Ac. 1718-1932. Étymol. et Hist. 1600 confisseur (O. de Serres, Théâtre d'Agric., VIII, 2 ds Hug.); 1635 confiseur (Monet Abrégé). Dér. du rad. du part. prés. de confire; suff. -eur2*. Fréq. abs. littér. : 62.