× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
COMMUTER, verbe trans.
A.− Changer par commutation la direction d'un courant électrique, d'un son, soit en l'interrompant, soit en établissant un ou plusieurs branchements. Commuter un circuit, une ligne. Commuter des sons de toutes les façons désirables (P. Schaeffer, À la recherche d'une mus. concr.,1952, p. 198):
1. − Commuter deux appareils, c'est les brancher l'un à l'autre. Les problèmes de commutation sont fondamentaux en radiodiffusion : ils se sont compliqués progressivement, au fur et à mesure qu'ont évolué le nombre des studios et la structure des programmes. J.-J. Matras, Radiodiffusion et télév.,1958, p. 48.
B.− Spécialement
1. JUST. Transformer une peine en une autre moins importante. Synon. usuel commuer :
2. Il [Henri Brouckère] ne croit point à la statistique, se moque de Quételet, se félicite d'avoir proposé, non l'abolition de la peine de mort, mais un essai qui en prépare l'abolition, savoir : commuter la peine. Michelet, Journal,1837, p. 224.
2. MATH. Échanger avec un autre élément sans changer le résultat final d'une opération, d'une équation, etc. Opérateurs qui commutent. Grandeurs qui ne commutent pas (L. de Broglie, Bases de l'interprétation actuelle de la mécan. ondulatoire,1963, p. 56).
3. LING. Substituer un élément à un autre de même classe grammaticale ou lexicale :
3. On part d'une prononciation particulière d'un des mots où intervient le [a] (une prononciation de bas par exemple). Puis on fait varier dans toutes les directions phonétiques possibles le son qui a été prononcé dans ce mot. Certains changements n'entraînent pas de confusion avec un autre mot : on dit que les sons alors substitués à la prononciation initiale ne commutent pas avec elle (ni par suite, entre eux); commutent au contraire, avec elle ceux dont l'introduction entraîne la perception des signes beau, bu, etc. Ducrot-Tod.1972.
Prononc. : [kɔmyte]. Étymol. et Hist. 1614 (d'apr. FEW t. 2 p. 964a), attest isolée; à nouv. dep. Lar. 19e. Empr. au lat. class. commutare « changer complètement ». Fréq. abs. littér. : 2.