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COLIBRI, subst. masc.
Oiseau de l'ordre des Passereaux, vivant dans les régions tropicales, remarquable par sa petite taille et son plumage coloré. Éclatant colibri; colibri charmant, étincelant. Le cardinal vêtu de sa plume écarlate, En leurs nids cotonneux trouble les colibris (Leconte de Lisle, Poèmes barbares,La Ravine St Gilles, 1878, p. 174):
Çà et là, tout autour d'elle, dans les feuilles ou par terre, des taches lumineuses tremblaient, comme si des colibris, en volant, eussent éparpillé leurs plumes. Flaubert, Madame Bovary,t. 1, 1857, p. 184.
Prononc. et Orth. [kɔlibʀi]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1640 colibry (Le Père J. Bouton, Relation de l'establissement des François en l'isle de la Martinique, p. 71 ds Barb. Misc. 17, no11). Orig. obsc. Malgré la localisation de ses premières attest. (v. König, p. 73), le mot ne semble autochtone ni en caraïbe insulaire ni en galibi (Fried., pp. 199-200; König, pp. 73-74). Une dérivation de l'occitan colobro, colubro « couleuvre » en raison des subits accès de colère du colibri (G. Esnault ds R. Philol. fr., t. 26, 1912, pp. 291-312), le mot ayant été véhiculé aux Antilles par les colons fr., fait difficulté des points de vue phon. et sémantiques. Fréq. abs. littér. : 88. Bbg. Boulan 1934, p. 202. − Weil (A.). En marge d'un nouveau dict. R. Philol. fr. 1932, t. 45, p. 15.