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COERCITION, subst. fém.
DR. Action, droit de contraindre quelqu'un à accomplir son devoir, à obéir à la loi. Le droit de coercition est un des attributs de la justice (Ac.1835-1932) :
Il faut que l'individu accepte la notion sociale, qu'il n'y a pas de loi, sans l'idée de sanction, de coercition. Barrès, Mes cahiers,t. 1, 1896-98, p. 262.
Rem. On rencontre la forme vieillie coercion, attestée ds Littré, Lar. 19e, Guérin 1892 et Nouv. Lar. ill., et employée par Lamarck (Philos. zool., t. 2, 1809, p. 104) avec le sens de « compression » : ceux [les corps composés] qui ont subi une coercion quelconque.
Prononc. et Orth. : [kɔ ε ʀsisjɔ ̃]; aucune transcr. de coercion. Ds Ac. 1694-1932; écrit coërcition ds Ac. 1740. Étymol. et Hist. 1255 dr. cohercion « action de contraindre » (Charte de Rethel ds Morlet, p. 68) − 1611, Cotgr. (coërtion), répertorié comme mot du xvies. par Ac. Compl. 1842; 1586 coërcition (Le Loyer, Hist. des spectres, II, 9 ds Hug.). Empr. au lat. class. coercitio, b. lat. coer(c)tio, coercio « contrainte, répression ». Fréq. abs. littér. : 19.