× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
COËN, COHEN, subst. masc.
A.− RELIG. JUIVE (gén. sous la forme Cohen). Descendant d'Aaron qui remplissait des fonctions sacerdotales héréditaires jusqu'à la disparition du Temple de Jérusalem et qui a conservé, depuis, certaines prérogatives et certaines obligations religieuses. [À l'office du Sabbat] sept hommes sont successivement « appelés » à lire une portion de la Sidra (...). S'il y a lieu, on réserve à un Cohen, puis à un Lévite, l'honneur d'être convoqués les premiers (E. Gugenheim, Le Judaïsme dans la vie quotidienne,Paris, Albin Michel, 1961, pp. 83-84).
B.− P. ext., emploi adj. [gén. sous la forme coën]. Élu coën. Titre donné aux membres d'un rite maçonnique, fondé par Saint-Martin. Des loges pratiquant le Rite des élus Coëns se formèrent à partir de 1754 dans le Midi de la France (P. Naudon, La Franc-maçonnerie,1963, p. 109).
P. méton. Temple Coën. Martinès de Pasqually l'apporta [le Rite] à Paris en 1766, où il fonda un temple Coën avec Bacon de la Chevalerie et Willermoz (P. Naudon, La Franc-maçonnerie,1963p. 110).
Prononc. et Orth. Seule transcr. de cohen ds Littré : ko-èn'. Attesté ds Ac. Compl. 1842, Littré, Guérin 1892, Quillet 1965 et ds Lar. 19e, Nouv. Lar. ill. Le sens maçonnique écrit coën n'est attesté que ds Lar. 19e, Lar. encyclop. Étymol. et Hist. 1. 1771 relig. juive cohen (Trév.); 2. 1821 franc-maçonnerie cohen (J. de Maistre, Les Soirées de Saint-Pétersbourg, t. 2, p. 334); 1866 coën (Lar. 19e). Empr. à l'hébr. kohen « prêtre »; p. ext. titre maçonnique d'un rite fondé par le philosophe et écrivain Saint-Martin (1743-1803) initié à l'illuminisme par le juif portugais Martinez Pasqualis.