× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
COCHONNER, verbe.
A.− Vieilli, emploi intrans., ZOOL. [En parlant de la truie] Mettre bas. La truie a cochonné. Elle cochonnera bientôt (Ac.1798-1878).
B.− Emploi trans., pop., péj.
1. Salir. Cochonner un vêtement (Dub.).
2. Au fig. Traiter, exécuter sans aucun soin l'objet d'une commande, d'une demande en sorte que le résultat a un aspect
a) sali. Cochonner un dessin, un devoir.
b) ou totalement manqué. Cochonner un ouvrage. L'Église a été salopée, cochonnée par un architecte (Mérimée, Lettres aux antiquaires de l'Ouest,1870, p. 87):
Moi, j'sais faire les frites... des belles frites... Moi, quand c'est qu'j'ai un morceau d'viande, j'le mijote, j'le cochonne pas. Benjamin, Gaspard,1915, p. 56.
Prononc. et Orth. : [kɔ ʃ ɔne]. Ds Ac. 1694-1932. Fér. Crit. t. 1 1787 propose la graph. cochoner. Étymol. et Hist. 1. 1403 « mettre bas (en parlant d'une truie) » (Ordonnance. janv., VIII, 629 ds Gdf. Compl.); 2. 1808 (Hautel : cochonner. Faire salement et grossièrement un ouvrage; le bousiller). Dér, de cochon*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 40. Bbg. Weil (A.). En marge d'un nouv. dict. R. de Philol. fr. 1932, t. 45, p. 14.