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COCHON(N)AILLE,(COCHONAILLE, COCHONNAILLE) subst. fém.
Fam. [Avec une idée de variété] Ensemble de viandes et abats de porc diversement préparés à la manière des charcutiers; en partic. ensemble de charcuteries :
1. Tous les réfugiés polonais y seront. Ils sont 30. C'est une fête nationale, tous les dimanches de Pâques il en est ainsi chez l'un deux. On mange des saucisses, des boudins, des œufs durs, de la cochonnaille et il n'est permis d'en sortir que saouls et après avoir vomi 5 ou 6 fois. Flaubert, Correspondance,1837, p. 24.
2. ... chaque famille, lorsqu'elle tuait le sien [son porc] pour faire une honnêteté à son pasteur, lui envoyait des cochonnailles dans une assiette recouverte d'une crépine et enveloppée d'une serviette blanche : le plus souvent, une gogue, c'est-à-dire quelques aunes de boudin et de saucisse, qui, coupées en morceaux et fricassées avec des pommes de terre, composent un mets fort en renom. Pourrat, Gaspard des Montagnes,Le Château des sept portes, 1922, p. 71.
P. métaph., péj. (synon. de cochonnerie* B). Passionnettes, mensonges, cinq à sept, petits péchés sans crime, la cochonnaille parfumée (A. Arnoux, Paris-sur-Seine,1939, p. 264).
Prononc. et Orth. : [kɔ ʃ ɔnɑ:j]. Cf. suff. -aille. Lar. Lang. fr. est le seul dict. à transcrire [a] ant. à la finale. Les dict. qui enregistrent le mot l'écrivent tous avec 2 n. On rencontre cochonaille ds Vallès, Les Réfractaires, 1865, p. 191; G. d'Esparbès, Les Derniers lys, 1898, p. 73; France 1907. Étymol. et Hist. 1788 (Mercier, Tableau de Paris, IX, 276 ds Gohin, p. 238). Dér. de cochon*; suff. -aille*. Fréq. abs. littér. Cochonnaille : 3. Cochonaille : 1. Bbg. Gohin 1903, p. 238.