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COASSEMENT, subst. masc.
Cri de la grenouille, du crapaud et, p. méton. d'une mare, d'un étang. On n'(...) entendait que le coassement des marécages et la respiration mystérieuse de la nuit (Barrès, La Colline inspirée,1913, p. 240).La nuit est close. Pas d'autre bruit que le coassement rythmé des grenouilles (Gide, Journal,1949, p. 342).
P. métaph. Sons et/ou paroles désagréables. Intonations peu agréables; langue vibrante, mais coassement : « ach, acht, ag » (Michelet, Journal,1837, p. 234):
... je vous tiens le langage d'un homme que sa situation oblige à certaines prudences, vis-à-vis de la presse, vis-à-vis de l'opinion... Pour moi? Non, certes! Je suis, Dieu merci, au-dessus des coassements de l'autre parti. Mais, à travers ma personne, mon nom, est-ce qu'on ne chercherait pas à atteindre les œuvres que je représente? R. Martin du Gard, Les Thibault,Le Cahier gris, 1922, p. 599.
Prononc. et Orth. : [kɔasmɑ ̃]. Ds Ac. 1740-1932. Étymol. et Hist. 1600 le croaxement des grenouilles (O. de Serres, I, 7 ds DG); 1677 coässement (Miège); 1832 fig. (Hugo, Notre-Dame de Paris, p. 523). Dér. de coasser*; suff. -ment1*. Fréq. abs. littér. : 28.