× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CIMIER1, subst. masc.
A.− HABILL., COST. Ornement (panache, animal, symbole, etc.) fixé sur le sommet d'un casque et d'une coiffure en général. Le casque fermé, chargé de cimiers blancs (Vigny, Poèmes antiques et modernes,1837, p. 183):
... Nadja (...) a reconnu ces cornes pour être celles d'un grand masque de Guinée, (...) que j'ai toujours aimé et redouté en raison de son cimier monumental évoquant un signal de chemin de fer, ... Breton, Nadja,1928, p. 122.
P. méton. Le chef, celui qui mène le combat. Qu'il [le Cid] ait dans la bataille été le grand cimier (Hugo, La Légende des siècles,t. 3, Le Cid exilé, 1877, p. 343).
P. métaph. Surmontant le sombre cimier de Monsanvierge (Claudel, L'Annonce faite à Marie,1reversion, 1912, IV, 4, p. 97).
B.− P. ext., HÉRALD. Ornement extérieur placé sur le timbre du casque qui surmonte l'écu. Trois écussons héraldiques, celui du milieu surmonté d'une croix, les deux autres d'un cimier (T'Serstevens, L'Itinéraire espagnol,1933, p. 138).
Rem. On rencontre ds la docum. l'adj. cimé, ée (2 ex. chez H. de Régnier). Qui a la forme, l'aspect d'un cimier. L'invisible Chimère dont s'orne Le casque d'or cimé que fut ta chevelure (H. de Régnier, Poèmes anciens et romanesques, 1890, p. 50).
Prononc. et Orth. : [simje]. Pour Littré ,,l'r ne se lie pas; au pl. l's se lie``. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1200 chimier « partie haute (ici d'une tour) » (G. de Douai, Jérusalem, éd. C. Hippeau, 4562 ds T.-L.); xiiies. lat. médiév. cimerium « crête » (Bernard le Trésorier ds Du Cange, s.v. cimeria); 1611 se mettre le cymié sur la teste (Lariv., Le Fid., V, 1 ds Gdf. Compl.); 1665-66 hérald. (Boileau-Despréaux, Satire, V, éd. A. Cahen, vers 100). Prob. adj. à l'orig., dér. de cime* « partie haute d'un objet », suff. -ier*; cf. lat. médiév. cimerium, terme d'hérald., 1389, domaine ital. ds Du Cange, s.v. cimerium. Fréq. abs. littér. : 75.