× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CANGUE, subst. fém.
Instrument de torture portatif, en Chine, ayant la forme d'une planche ou d'une table percée de trois trous dans lesquels on introduisait la tête et les mains du supplicié :
Une cruauté ingénieuse et fantasque avait présidé à l'enchaînement de ces prisonniers. (...) ceux-ci avaient les poignets pris dans des cangues de bois; ceux-là, le col étranglé dans un carcan ou dans une corde qui enchaînait toute une file, faisant un nœud à chaque victime. T. Gautier, Le Roman de la momie,1858, p. 217.
Prononc. et Orth. : [kɑ ̃:g]. Ds Ac. 1835-1932. Étymol. et Hist. 1687 (P. Guy Tachard, Prem. Voy. de Siam des PP. Jesuites, t. III, p. 133 ds König, p. 48). Empr. au port. canga « sorte de carcan », attesté dep. 1635 (sous la forme ganga ds Dalg.; canga en 1640, Cardim, ibid.), prob. formé à partir des mots chinois K'ang « portant sur les épaules » et hia, nom de cet instrument de torture (König, p. 48; FEW t. 20, p. 98; Bl.-W.5; U. T. Holmes, Language t. 10, p. 282). Le gaul. canga « joug » (REW3, no1585; DEI), le celt. *cambica « bois courbe » dér. de cambos « courbe » (Cor.) ne conviennent ni du point de vue sém. ni du point de vue géogr., les plus anc. attest. port. désignant toujours l'instrument de torture d'Extrême-Orient (v. Dalg.). Fréq. abs. littér. : 8. Bbg. Boulan 1934, p. 199.