× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CAFARD1, subst. masc.
A.− Insecte orthoptère noir et de forme aplatie du groupe des blattidés. Synon. blatte, cancrelat :
1. Ils sont douze, douze gars bien balancés, beaux, bien tenus, rasés, lavés. (...) Ils n'ont ni maladies, ni cafards, ni vermine, ils ne se plaignent ni de la discipline, ni de la solitude... E. Triolet, Le Premier accroc coûte deux cents francs,1945, p. 363.
P. compar. Ils [les vacanciers] rappliquent de partout, comme des cafards... Ça grouille partout sur notre grève (Genevoix, Les Mains vides,1928, p. 40).
B.− Au fig., rare au plur., fam. Tristesse lancinante accompagnée d'idées noires et d'un sentiment de profonde lassitude. Synon. bourdon (arg.); mélancolie, spleen (littér.) :
2. Le spleen de Londres, lent, mouvant, subtil, qu'est-il à côté du cafard de New-York combattu à coups de cocktails, de l'affaissement nerveux qui nous y guette? Un Européen résiste quelques mois. Le Newyorkais n'y échappe que par les départs. Le salut dans la fuite. Morand, New-York,1930, p. 280.
SYNT. Attraper, avoir, donner le cafard; un jour, une période, une crise de cafard.
En partic., fam. Cafard de + subst.Nostalgie sombre. Je savais quand ça le reprenait ce cafard des architectures, c'était surtout à la campagne (...) Il lui revenait un coup de souvenirs (Céline, Mort à crédit,1936, p. 444).
Loc., fam. Coup de cafard. Acte irréfléchi inspiré par le cafard :
3. Beaucoup de ces entreprises [les évasions], au début surtout, n'ont pas eu d'autre fondement qu'un « coup de cafard ». Décidées sur une impulsion et exécutées, sinon dans l'heure même comme cela s'est vu, du moins à bref délai et sans préparation, ... Ambrière, Les Grandes vacances,1946, p. 219.
PRONONC. ET ORTH. : [kafa:ʀ]. Orth. caffard dans B. Jullien, Le Lang. vicieux corr., 1853 (cf. aussi dans Fér. 1768).
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1542 caffar « blatte » (Du Pinet, Pline, XI, 18 dans Delb. Notes : Les caffars se nourrissent des ténèbres); 2. 1857 cafard « idées noires » (Baudelaire, Les Fleurs du mal, p. 196). Sens 1 prob. issu p. métaph. de cafard2« faux dévot », la blatte étant de couleur noire et fuyant la lumière. Du sens « blatte » est issu le sens 2 également p. métaph. (cf. avoir le bourdon).
BBG. − Millepierres (F.). Les Insectes. Vie Lang. 1969, p. 444. − Sain. Sources t. 3 1972 [1930], pp. 80-81.