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CACARDER, verbe.
[En parlant de l'oie] Crier. ... des oies grasses qui (...) cacardaient toute la bêtise du monde (H. Bazin, L'Huile sur le feu,1954, p. 150):
Une poule, d'un cri bref, rappelle ses petits, et on entend cacarder les oies vigilantes d'une basse-cour à l'autre. Renard, Histoires naturelles,1896, p. 252.
P. ext. [En parlant du canard, etc.] Il [un canard mandarin] est représenté [en bronze] cacardant avec l'avancement tortillard de son cou (E. de Goncourt, La Maison d'un artiste,1881, p. 271).
Rem. On rencontre dans la docum. a) Cacardement, subst. masc. Cri de l'oie. Les gloussements, les cacardements, les roucoulements, tous les caquetages gazouillants des bêtes (E. et J. de Goncourt, Manette Salomon, 1867, p. 26). b) Cacardeur, adj. Qui cacarde. L'écho des battoirs et des laveuses et des canes cacardeuses (R. Rolland, Colas Breugnon, 1919, p. 67).
Prononc. : [kakaʀde]. Étymol. et Hist. 1613 (Louis Gruau d'apr. DG), attest. isolée; repris en 1820 (Lav.). Formation onomatopéique à partir du cri de l'oie (Nyrop t. 3, § 22). Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. − Delamaire (J.). À l'écoute de la voix des bêtes. Vie Lang. 1971, p. 532.