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BOUTEILLER1, BOUTILLIER, subst. masc.
HIST. Grand officier de la Couronne chargé de l'intendance du vin. Charge de bouteiller; Grand bouteiller de France (cf. échanson, sommelier) :
... − Voyez-vous, compère Guillaume? le grand panetier, le grand bouteillier, le grand chambellan, le grand sénéchal ne valent pas le moindre valet. Hugo, Notre-Dame de Paris,1832, p. 489.
Prononc. et Orth. : [butεje] ou [buteje]. Passy 1914 (cf. aussi Littré et DG) transcrit la 2esyll. avec [ε] ouvert. Pt Rob. la transcrit avec [e] fermé par harmonisation vocalique; il note de plus la forme boutillier [butije]. Ac. 1798 et 1932 donnent uniquement boutillier (cf. aussi Quillet 1965 qui écrit cependant dans le cours de son art. : ,,Le Grand Boutillier ou le Grand Bouteiller de France``). Ac. 1835 et 1878, s.v. bouteiller, renvoient à boutillier mais signalent : ,,On dit aussi bouteiller`` (cf. aussi Besch. 1845). Ac. Compl. 1842 écrit, s.v. boutiller : ,,(V. lang.) bouteiller``. La forme boutiller est considérée comme vieillie également dans Lar. 19e, Littré et DG qui note qu'il s'agit d'une anc. forme dial. Land. 1834, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill. (Pt Lar. 1906, Lar. encyclop., Pt Lar. 1968 et Lar. Lang. fr.) ainsi que Rob. (et Pt Rob.) admettent comme vedette bouteiller ou boutillier. Noter la forme bouteillier, p. ex. dans Hugo (supra ex.). Étymol. et Hist. 1160 botellier (Chr. de Troyes, Erec et Enide, 2062 dans T.-L.), devenu terme hist. (cf. Lot, Fawtier, Hist. des Inst. fr. au Moyen-Age, P.U.F., 1957, pp. 212-213, 319). Du lat. médiév. buticularius, l'un des grands officiers de Cour (Capit. de villis, c. 16 dans Nierm.), dér. de but(t)icula (bouteille*). Fréq. abs. littér. : 11.
BBG. − Goug. Mots t. 1 1962, p. 169-170. − Lew. 1960, p. 211.