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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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BOUILLASSE, subst. fém.
A.− Arg. Misère :
1. J'ai trop marné dans la mistoufe [= la misère], Dans la bouillasse et l'désespoir! J. Rictus, Les Soliloques du pauvre,1897, p. 45.
B.− Pop. Boue épaisse; ,,pluie fine et continue`` (Ch.-L. Carabelli, [Arg. campagnard]) :
2. ... on ne regarde que par terre, la vase où l'on glisse. − Mince de bouillasse! À travers champs, on pétrit et on écrase une pâte à consistance visqueuse qui s'étale et reflue sans cesse devant les pas. Barbusse, Le Feu,1916, p. 332.
P. métaph. ou au fig. :
3. J'acceptais bien d'être impur, mais à la condition d'être seul... de mon espèce. Et voilà que le monde entier est saisi de frénésie, de saleté, de dégoûtation. Voilà que le monde entier se roule dans la bouillasse. G. Duhamel, Chronique des Pasquier,Le Jardin des bêtes sauvages, 1934, p. 232.
Rem. Attesté seulement dans Lar. Lang. fr.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1897, supra ex. 1. Mot formé par croisement de boue* et bouillie*; suff. -asse*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 3.
BBG. − Sain. Lang. par. 1920, p. 75.