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BEDONNER, verbe intrans.
I.− MUS., vx. (cf. bedon A).
A.− [Le suj. désigne un tambour] Résonner.
B.− [Le suj. désigne une pers.] Battre du tambour.
Rem. Attesté dans Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19e, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill., Lar. 20e.
II.− Fam. (cf. bedon B). Prendre (ou avoir) du ventre, de l'embonpoint :
1. ... il harpa par le bras gauche Bourdeau qui butait des savates, rossignolait du nez, bedonnait du ventre, dandinait de la hure, chantait à gueule-que-veux-tu, l'éloge des guimbardes et des grands vins! Huysmans, Marthe,1876, p. 20.
2. Si ses jambes sont restées maigres et arquées, son estomac s'est développé et son ventre bedonne... Il a trop de poids. Mirbeau, Le Journal d'une femme de chambre,1900, p. 336.
PRONONC. : [bədɔne], (je) bedonne [bədɔn].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1507 « résonner » (J. Marot, Voy. de Venise dans Gay : Devant le roy cent suisses marchoient, De jaune de rouge aornez et vestus; Fifres, tambours adoncques bedonnèrent); ca 1525 « jouer sur le tambour, d'où jouer (d'un instrument de musique) » (Le Banquet du Boys dans Anc. Poés. fr., éd. Montaiglon-Rothschild, t. 10, p. 217 : Moult bien dancèrent, à la mode bergière, Deux ou trois notes, que Gombers bedonna A tout sa fleuste); qualifié de ,,vx lang.`` dans Ac. Compl. 1842; 2. 1868 bedonnant part. prés. adjectivé « qui prend du ventre (d'une pers.) » (A. Daudet, Le Petit Chose, p. 169 : J'y trouvai le duc le plus réjoui, le plus épanoui, le plus bedonnant, le plus avenant du monde), [cf. 1865, mai, ventre bedonnant (E. et J. de Goncourt, Journal, p. 164)]. Dér. de bedon* étymol. 1 et 2; dés. -er.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 6.