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BANBAN, adj. et subst.
Pop., péj. Chétif, boiteux.
A.− Emploi adj. :
1. bruant. Il chante. (...) Elle était un p'tit peu banban Haute à peu près comme un p'tit banc, Jaune et plat' comme un' pomm' tapée... le chœur. À la Râpée! Courteline, La Conversion d'Alceste,Les Joyeuses Commères de Paris, 1892, p. 114.
Emploi adv. En boitant. Marcher banban (cf. Ch. Virmaître, Dict. d'arg., Suppl., 1899, p. 35; Huysmans, L'Oblat, t. 1, 1903, p. 117).
B.− Emploi subst. :
2. Elle [Madame Lorilleux] s'interrompit, pour montrer Gervaise, que la pente du trottoir faisait fortement boiter. − Regardez-la! S'il est permis! ... Oh! la Banban! Zola, L'Assommoir,1877, p. 442.
Rem. 1. Attesté dans Nouv. Lar. ill., Lar. Lang. fr. et dans Rob. Suppl. 1970. 2. Mot popularisé par Le Petit Chose d'A. Daudet (1868) qui avait donné le nom de Bamban à un personnage du roman.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1858 pop. (L. Larchey, Les Excentricités de la lang. fr., p. 376 : Dans le peuple, on appelle aussi banban une personne boîteuse, sans doute à cause du bruit particulier de sa démarche, lorsque les pieds frappent inégalement la terre); 1877 subst. fém., supra ex. 2. Plus vraisemblablement de la racine onomatopéique bamb(al), v. ribambelle exprimant l'idée d'un balancement (cf. FEW t. 1, 228 b) que de bancal* par redoublement de la syll. initiale exprimant la démarche irrégulière du boiteux (cf. FEW t. 15, 1, 58 b).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 4.