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BYZANTINISME, subst. masc.
A.− B.-A. Caractère, style byzantin :
1. Il [Huysmans] exprime le vœu que ses obsèques soient simples, « sans honneurs militaires », et que l'office des morts y soit exclusivement célébré en « plainchant ». Le byzantinisme de la robe monastique est en harmonie avec les titres de « président » et d'« officier ». Bloy, Journal,1907, p. 350.
B.− [P. réf. au comportement du peuple de Byzance discutant de questions relig. alors que les Turcs assiégeaient leur ville] Disposition d'esprit par laquelle on est porté à perdre son temps dans des discussions subtiles et oiseuses sur des sujets sans intérêt :
2. Les autres s'efforcent vers le raffinement de plus en plus compliqué. Mais tandis que les premiers aboutissent le plus souvent à la pire des barbaries, celle de la vulgarité volontaire, les autres se dessèchent dans les subtilités morbides, dans le byzantinisme tourmenté, dans ce que renferme de puéril et de servile à la fois l'excessive recherche. P. Bourget, Nouv. Essais de psychol. contemp.,1885, p. 118.
3. Non, ce n'est pas par byzantinisme que, dans ce Paris tragique de 1942, ces vieux messieurs discutent pendant une heure du sens d'un mot, mais pour affirmer au monde qu'en ce qui dépend d'eux, la France continue. Mauriac, Journal du temps de l'occupation,1942, p. 331.
Prononc. : [bizɑ ̃tinism̥]. Étymol. et Hist. 1838, juill. « état d'un peuple où les querelles sur les sujets futiles occupent et divisent les esprits » (Michelet, Journal, p. 275); p. ext. 1868 « caractère byzantin (en art, p. ex.) » (Barbey d'Aurevilly, Théâtre contemp., 2, 68 dans Quem.). Dér. de byzantin* étymol. B; suff. -isme*. Fréq. abs. littér. : 6.
BBG. − Rog. 1965, p. 116.