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BRÛLERIE, subst. fém.
A.− Vx. Action de brûler, de détruire par le feu :
1. Des vertus qui s'affirment à l'aide de douze cent mille hommes et d'une artillerie à l'avenant, de brûleries de villes et villages, ne sont discutables que si l'on a douze cent cinquante mille hommes prêts à entrer dans la discussion. Viollet-Le-Duc, Entretiens sur l'archit.,t. 2, 1872, p. 349.
B.− TECHNOLOGIE
1. Distillerie d'eau-de-vie. Une grande ferme, avec une brûlerie, qui a un toit rouge tout neuf (J. Chardonne, Les Destinées sentimentales,La Femme de Jean Barnerey, 1934, p. 164).
2. Usine de torréfaction :
2. Lacombe payait péniblement ses impôts, avait largement hypothéqué ses terres, dévoré deux moulins à huile, un petit bois et une brûlerie de chicorée que sa femme lui avait apportée en dot. Van der Meersch, Invasion 14,1935, p. 36.
PRONONC. : [bʀylʀi]. [yˑ] mi-long dans Passy 1914; [y:] long dans Land. 1834 (qui note également [i:] long) et dans DG en poésie : brū-le-ri.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1417 brullerie « action de brûler » (Lechaudé, Gr. rôl., p. 265 dans Gdf. Compl.), rare; 2. 1783 technol. « atelier (notamment de distillerie d'eau-de-vie) » (Encyclop. méthod., mécan. t. 2, p. 246). Dér. de brûler*; suff. -erie*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 2.