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BROCANTE, subst. fém.
Familier
A.− Commerce d'objets d'occasion, généralement de peu de valeur. Synon. plus rare brocantage :
1. De Saint-James's Street (...) à Pall Mall (...) s'allonge le quartier de la brocante londonienne : Christie's, non loin de Saint-James's Square, est la principale salle des ventes londoniennes. L'animation qui l'entoure est discrète; les enchères se font à voix presque basse, par les acheteurs assis devant une longue table de réfectoire. Morand, Londres,1933, p. 209.
P. métaph. :
2. Il [Durtal] songea (...) j'ai simplement troqué mes indolences contre des sécheresses et les résultats de cette brocante, je ne les connais que trop... Huysmans, La Cathédrale,1898, p. 471.
B.− P. méton.
1. [En parlant de choses] Magasin, endroit où a lieu le commerce des objets d'occasion :
3. Dans ce cadre voluptueux (...) Serge n'avait eu qu'à installer son mobilier d'homme de lettres artiste épris depuis quinze ans des vieilleries à la mode et coureur assidu des brocantes du Temple et des ventes d'atelier... J. Lorrain, Sensations et souvenirs,1895, p. 93.
Vieilli. Objet de peu de valeur :
4. − Oh! je vais travailler (...). Je vais faire des brocantes, une corbeille de mariage, des groupes en bronze... Balzac, La Cousine Bette,1846, p. 204.
2. [En parlant de pers.] La brocante. Les brocanteurs, le monde de la brocante :
5. Toute la brocante veut se jeter dessus nos églises comme jadis les marchands de biens sur les grands domaines. Barrès, La Grande pitié des églises de France,1914, p. 9.
Prononc. : [bʀ ɔkɑ ̃:t]. Étymol. et Hist. 1782 (Mercier, Tableau de Paris, II, p. 220 d'apr. Proschwitz dans St. neophilol., t. 27, p. 229 : une brocante perpétuelle). Déverbal de brocanter*. Fréq. abs. littér. : 9.
BBG. − Sain. Arg. 1972 [1907], p. 22, 169. − Sain. Lang. par. 1920, p. 329.