× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
BRANDADE, subst. fém.
GASTR. Préparation de la morue à la provençale :
Des anchois le matin, du bouilli le soir, de la brandade le dimanche : voilà pour mon physique. J. Péladan, Le Vice suprême,1884, p. 207.
Rem. dans la docum. apparaît la forme branlade : ,,Au dîner que le membre de l'Institut, Giraud, le Giraud de l'école de Droit, vulgairement Giraud, donne à la Princesse et à ses habitués du mercredi, un dîner tout provençal, commençant par la bouillabaisse, en passant par la branlade et finissant par l'aïoli`` (E. et J. de Goncourt, Journal, 1868, p. 423).
PRONONC. ET ORTH. : [bʀ ɑ ̃dad]. Lar. 19eet Nouv. Lar. ill. : ,,on l'appelle aussi quelquefois branlade``.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1788 brandade (Encyclop. méthod. Mécan., t. 5, p. 239a); 1866 branlade (Lar. 19e). Empr. au prov. mod. brandado « id. » (av. 1781 J.-B. Germain dans Mistral) part. passé du prov. brandar « remuer » (fin xiies., G. Adhemar dans Rayn.) parce que les différents ingrédients entrant dans la composition du mets sont mélangés en les remuant longtemps avec une spatule de bois; l'a. prov. brandar correspondant à l'a. fr. brander « trembler, s'agiter » (1174-83 Jord. Fantosme dans Gdf.) est dér. de l'a. prov. bran « épée » (Rayn.) v. brant « épée ». Forme branlade, p. infl. de branler*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 5.