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BOUMER, verbe intrans.
A.− Faire du bruit autour ou à l'occasion de quelque chose.
COMM. Lancer une affaire à coups de réclame. On boome tout, une tournée de cirque, ou une candidature présidentielle (Giraudeau, Gr. Revue,1905, p. 370 dans Bonn. 1920);au Canada, en outre, pousser une candidature (Canada 1930).
Rem. Dans la lang. arg. et au Canada, on rencontre une forme homogr. signifiant « faire la noce, la bombe ». Les hommes du milieu se régalaient. Sous l'œil paternel de la police, ils boumaient à trois livres par jour en moyenne (A. Simonin, J. Bazin, Voilà taxi! 1935, p. 104).
B.− Pop., fam.
1. [Le plus souvent à la forme impers. et interr.] Être en forme, aller bien. Ça boume? Ça marchait, ça boumait. Il mettait de l'argent à la banque et vivait comme un milord (A. Arnoux, Les Crimes innocents,1952, p. 184):
1. ... le rejoindre, avoir une conversation avec, ça devenait urgent (...) il y avait [dans l'air, depuis hier soir], trop de trucs qui boumaient pas. A. Simonin, Touchez pas au grisbi,1953, p. 44.
2. P. ext.
a) Ça boume? Ça va? Cela vous convient-il, vous plaît-il? Êtes-vous d'accord? :
2. Tu vas me promettre de rentrer te planquer jusqu'à ce que j'aie besoin de toi (...) Ça boume comme ça? A. Simonin, Touchez pas au grisbi,1953p. 100.
b) [Aux formes pers.] Boumer à qqn.Plaire à quelqu'un. La Lisette lui boumait. Il l'enlaça (A. Le Breton, Razzia sur la Chnouf,1954, p. 78).
Prononc. : [bume].
Étymol. ET HIST. − 1. 1905, mai boomer « lancer une affaire à coups de réclame », supra A; 2. 1931 ça boum (ds E. Chautard, La Vie étrange de l'arg., p. 627). Dér. de boom* (dés. -er) d'apr. l'anglo-amér. to boom intrans. « (dans le domaine des affaires) développer une activité secondaire, être en hausse » (dep. 1873 dans DAE), trans. « faire une grande publicité autour de qqc. » Boumer est une forme adaptée d'apr. l'onomatopée boum.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 3.