× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
BOUFFONNER, verbe.
I.− Emploi intrans.
A.− Vx. [Le suj. désigne un bouffon de cour] Amuser, distraire (cf. bouffon I B). Il [le nain] avait à bouffonner sur ordre (Druon, Le Lis et le lion,1960, p. 49).
B.− P. ext., le plus fréq. Plaisanter. Bouffonner sur les événements du jour :
1. − ... Et il va com-man-der-en-chef-à la mer... commenta Fabrizio avec un sifflement d'admiration révérencieuse... Entre nous, il était tout de même temps que tu arrives. Que je te remette d'abord le bref du Saint-Siège, ajouta-t-il en cessant de bouffonner et en me tendant une enveloppe. Gracq, Le Rivage des Syrtes,1951, p. 198.
Affecter un ridicule exagéré dans les actes et les paroles (cf. parodier) :
2. premier page, bouffonnant. − Nous, par la grâce de Dieu, sublime monarque, taratata taratata... Montherlant, La Reine morte,1942, II, 1ertabl., 2, p. 179.
II.− Emploi trans. Prendre quelque chose ou quelqu'un comme objet de plaisanterie ou de raillerie.
A.− [L'obj. désigne une pers.] Synon. de plaisanter qqn.Des repris de boisson bouffonnaient ces filles (Huysmans, Les Sœurs Vatard,1879, p. 145).
B.− [L'obj. désigne une chose abstr.] L'étrange bouffon qui bouffonnait si bien la mort (Baudelaire, Petits poèmes en prose,1867, p. 133).
PRONONC. ET ORTH. : [bufɔne], (je) bouffonne [bufɔn]. Fér. Crit. t. 1 1787 propose la graph. boufoner avec un seul f et un seul n.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1549 « dire des bouffonneries » (Rabelais, Sciomachie, éd. Marty-Laveaux, t. 3, p. 396). Dénominatif de bouffon*; dés. -er; cf. l'ital. buffonare terme anc., attesté au xives. (Sacchetti [1330-1400] et Arrighi dans le Dict. de la Crusca).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 18.
BBG. − Sar. 1920, p. 11.