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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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BOBO, subst. masc.
A.− Dans le lang. enfantin. Douleur physique. Avoir bobo, du bobo; faire bobo, du bobo. On entamait une conversation sur les enfants et sur les bobos qui inquiètent tant les mères (Zola, Une Page d'amour,1878, p. 819).
P. ext. (dans le lang. cour.), fam. Mal anodin, blessure ou plaie sans gravité. Un petit bobo; le moindre bobo :
1. Il guérissait, comme en s'amusant, tous les maux; il n'en dédaignait aucun, extirpait le mal de dents et la migraine aussi bien que la phtisie et le cancer; affections incurables et bobos, il les supprimait, sans paraître y attacher la moindre importance; ... Huysmans, L'Oblat,t. 1, 1903, p. 271.
B.− Arg. Dégât, grabuge, risque. Il n'y a pas de bobo. ,,Il n'y a rien à craindre, il n'y a pas de mal`` (Ch.-L. Carabelli, [Lang. pop.] et A. Delvau, Dict. de la lang. verte, 1866, p. 37) :
2. Voulez-vous que j'arrête sur vingt-cinq mètres, et sans bobo, sans dérapage, sans histoire, sans me mettre en travers, sans même tortiller du derrière? G. Duhamel, Chronique des Pasquier,La Passion de Joseph Pasquier, 1945, p. 36.
Prononc. : [bobo].
Étymol. ET HIST. − xves. (Ch. d'Orléans, Poésies, p. 278, Champ dans Gdf. Compl.). Mot onomatopéique du lang. enfantin à rad. redoublé.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 85.
BBG. − Sain. Sources t. 1 1972 [1925], p. 400, 434, 441.