× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
BESSON, ONNE, adj.
Vx ou région. Jumeau, jumelle.
Rem. 1. Attesté dans Ac. 1798-1932 ainsi que dans la plupart des dict. gén. avec la mention ,,vx`` ou ,,inusité``. 2. Selon Lar. encyclop. ,,ce terme est couramment employé par les éleveurs de moutons``.
P. métaph. :
1. ... chaque effort rencontre son frère besson... A. Arnoux, Abisag,1919, p. 299.
Emploi subst. :
2. ... comme ils étaient si pareils (...) on reconnut bien vite que c'étaient [les enfants Barbeau] deux bessons, c'est-à-dire deux jumeaux d'une parfaite ressemblance. G. Sand, La Petite Fadette,1849, p. 2.
P. compar., arg., pop., au plur. Les bessons. Les deux seins (cf. A. Delvau, Dict. de la lang. verte, 1867, p. 38).
Rem. On rencontre dans la docum. a) Bessonnerie, subst. fém., néol. Le fait d'être jumeau. Elle le suivait toujours pendant un bout de chemin, lorsqu'elle le rencontrait; se moquant de sa bessonnerie (G. Sand, La Petite Fadette, 1849, p. 103). b) Bessonnet, subst. masc., néol. Petit jumeau. Prends ta leçon et ton paquet, / Landry le bessonnet (G. Sand, La Petite Fadette, 1849, p. 122). c) Bessonnière, adj. fém. De frère jumeau. Il craignit d'être moqué par les jeunes gens et les gars de la Priche pour cette amitié bessonnière (G. Sand, La Petite Fadette, 1849, p. 39).
PRONONC. : [besɔ ̃]. Également [bεsɔ ̃] dans Warn. 1968, à titre de var. (avec la mention ,,parfois``), Passy 1914, Barbeau-Rodhe 1930. Mart. Comment prononce 1913 et Kamm. 1964 admettent la prononc. avec [ə] : [bəsɔ ̃].
ÉTYMOL. ET HIST. − Ca 1260 beçons « jumeaux » (Liv. de Jost., I, 8, § 4 dans Gdf. Compl. : Se Johana enfantoit deus enfanz et empres deus beçons); 1355 bessons (Bersuire, ibid.) surtout empl. au xvies.; qualifié de ,,vieux mot`` dep. Fur. Du lat. vulg. (gallo-rom.) *bissus, lui-même dér. de l'adv. lat. bis « deux fois » (REW no1132, FEW t. 1, p. 382) plutôt que d'un lat. *bisso, -onem (EWFS2, Dauzat 1968) à cause de l'existence des formes féminines sans suff. (besse, bessa, cf. FEW t. 1, p. 382 b); à rapprocher de l'a.prov. besso (Cat. dels apost. de Roma dans Rayn. t. 1-2, p. 215a) encore vivant (cf. Mistral, s.v. bessoun) et du cat. (1413 dans Alc.-Moll.)
STAT. − Fréq. abs. littér. : 5.
BBG. − Horning (A.). Zur Wortgeschichte. Z. rom. Philol. 1897, t. 21, p. 451.