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BERTHE, subst. fém.
HABILL. Garniture en forme de petite pèlerine généralement de dentelle posée sur le décolleté d'une robe ou d'un corsage :
1. Le corsage, orné de broderies de soie rose au point noué, s'ouvrait en pointe, et la berthe de fine Malines qui couvrait les épaules formait collerette à l'échancrure. Aragon, Les Beaux quartiers,1936, p. 411.
Natte, bandeau de faux cheveux.
À la Berthe. ,,En double bandeaux plats, les cheveux divisés sur le front`` (Lar. 19e; cf. aussi Guérin 1892, Nouv. Lar. ill., Lar. encyclop., Quillet 1965) :
2. ... elle [Flavie] eut soin de maintenir Céleste en petite robe de soie à guimpe (...) et de la coiffer en cheveux, à la Berthe. Balzac, Les Petits bourgeois,1850, p. 103.
Prononc. : [bε ʀt]. Étymol. et Hist. 1847, janv. habill. « sorte de pèlerine » (J. Lormeau, Modes dans Journal des Femmes, p. 44 : Le Magasin des Armes de Flandre se recommande par ses charmants objets de lingerie; ... des volants de robes, des berthes en point de Venise ou autres, et de riches valenciennes, aux prix les plus modérés); 1850 « mode de coiffure » (Balzac, supra ex. 2). Du nom de la reine Berthe, mère de Charlemagne, rendue célèbre par la chanson de geste Berte aus grans piés de la 2emoitié du xiiies. et modèle de sagesse et de modestie. Fréq. abs. littér. : 15.
BBG. − Pasquali (P. S.). Fr. berthe « mantelletto da donna ». Z. rom. Philol. 1936, t. 56, pp. 663-665. − Rétif (A.). Affiquets et falbalas. Vie Lang. 1971, p. 456.