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Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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BÉE, adj. fém.
[Ne s'emploie plus que dans les expr. bouche bée, gueule bée] Largement ouverte :
1. Une mâchoire inférieure qui à chaque instant retombe et laisse la bouche bée. Même on voit la langue. C'est son attitude quand il reste silencieux. Barrès, Mes cahiers,t. 7, 1908, p. 83.
Spéc. À gueule bée.
[En parlant de tonneaux, de futailles] Ouvert par un des fonds.
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixes. ainsi que dans Lar. 20eet Quillet 1965.
[En parlant d'un liquide] Qui s'écoule librement à plein débit. ... les eaux tombaient à gueule bée du chéneau sur le sol (Viollet-Le-Duc, Entretiens sur l'archit.,t. 2, 1872, p. 49).
P. métaph. Sans aucune retenue :
2. Il confessa que s'il ne s'était pas livré à la cour, c'est qu'elle n'avait pas voulu l'acheter assez cher : effronterie d'une intelligence qui se connaît et d'une corruption qui s'avoue à gueule bée. Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 1, 1848, p. 378.
Au fig. Être, rester, demeurer bouche bée. Demeurer bouche ouverte, dans une attitude passive d'étonnement, de surprise :
3. De confusion et de juste colère, Déodat demeure bouche bée. Cependant, les injures recommencent de voler. Aymé, La Jument verte,1933, p. 102.
Prononc. : [be]. Étymol. et Hist. − V. bayer. Fréq. abs. littér. : 131.
BBG. − Goug. Mots t. 1 1962, p. 177.