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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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AVAREMENT, adv.
Peu usité. Avec avarice; par avarice :
1. ... mais, au bord de celle-ci s'élevait avec une telle douceur la bordure bleu pâle sur laquelle elle se détachait que les yeux altérés cherchaient partout encore un peu de cette nuance délicieuse qui leur était trop avarement mesurée : ... Proust, La Prisonnière,1922, p. 407.
2. De charmants écureuils gris viennent mendier des noisettes qu'ils enfouissent avarement sous les buissons. Green, Journal,1933, p. 167.
3. Son esprit affamé avait besoin d'une pâture. Il lisait avidement et avarement, ligne à ligne, savourant, goûtant, épluchant, ne perdant pas une lettre. Van der Meersch, Invasion 14,1935, p. 286.
PRONONC. − Dernière transcr. ds DG : à-vàr-man.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1554 « avec avidité » (Ronsard, Amours de Cassandre [I, 38] ds Hug. : A costé droit, un peu loin du rivage Reluist à part l'angelique visage, Mon seul thresor qu'avarement je veux); Trév. 1771 signale ,,il n'est plus d'usage``; 2. xvies. « de manière parcimonieuse » (Du Bellay, III, 70, recto ds Littré : Comme un don avarement offert). Dér. de avare*; suff. -ment2*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 18.