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AVALAGE, subst. masc.
A.− Action de faire descendre.
1. NAVIGATION FLUVIALE, vieilli. Action de faire avaler un bateau, de faire suivre à un bateau le cours d'une rivière :
1. Avalage (Mj.), s.m. − Pilotage d'un bateau à la descente de la Loire. Verr.-On. t. 1 1908, p. 59.
P. ext. Droit que l'on payait au pilote.
2. PÊCHE. Droit de poser des nasses pour pêcher le poisson qui descend le cours d'une rivière. Synon. avalaison (Lar. 19e-Lar. encyclop.).
3. TECHNOLOGIE.
a) Descente d'une pièce de vin dans une cave.
b) Fuite de vin à travers le tonneau (cf. Ac. Compl. 1842, Lar. 19e).
B.− MÉTALL. Opération d'affinage de la fonte :
2. Dans le travail au bas foyer, on distingue cinq périodes : 1 Chargement du four; 2 Fusion; 3 Soulèvement; 4 Travail; 5 Avalage. (...) Avalage. − La masse du métal est mélangée à la scorie; à ce moment, on donne le vent à nouveau, la flamme réchauffe la masse pendant que l'ouvrier la rassemble pour la soulever ensuite et la jeter sur le sol. À ce moment, elle est battue avec des battes en bois pour en séparer la scorie et elle est portée ensuite sous les pilons. R. Barnerias, Manuel des aciéries,1934, pp. 46-48.
PRONONC. : [avala:ʒ].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1280 dr. médiév. « droit levé sur un bateau qui descendait une rivière » (Cart. S. Medard, fo119 ro, A. Aisne ds Gdg. Compl. : Il me devoient avalage, paiage et winage de toutes les choses que il menoient ou faisoient mener par ma contee) − 1537, Documents de Bourgogne, 59 ds IGLF Techn. rare; mentionné comme ,,vx lang.`` ds Ac. Compl. 1842; 1302 pêche, lat. médiév. avalagium « droit de mettre des nasses pour prendre le poisson qui descend » (Charte de Philippe le Bel, Livre rouge de la Chambre des Comptes de Paris, fo450 ro, col. 2 ds Du Cange s.v.); 1339 avalage (Chambre des Comptes de Paris, Charta in Regest. donor. Caroli IV et Phil. VI, fo163 ro, ibid.), attest. isolées; repris au xixes. : 1827, Baudr. Pêches; 2. a) 1415 février, gén. « action de descendre, de faire descendre » (Ord., X, 343 ds Gdf. Compl. : Ils paieront du leur tous ceulz que il convendra avoir avecques eulx pour faire lesdis montaiges et avalages) − 1704, Trév.; rare; b) 1416 août spéc. avalaige « action de descendre des vins (dans une cave) » (Ord., X, 376 ds Gdf. Compl.). Dér. du rad. de avaler1* étymol. A; suff. -age*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. − Baudr. Pêches 1827. − Chesn. 1857. − Dainv. 1964. − Duval 1959. − Encyclop. méthod. Mécan. t. 8 1791. − Gruss 1952. − Jal 1848. − Jossier 1881. − Mots rares 1965.