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ASSOUPISSANT, ANTE, part. prés. et adj.
I.− Part. prés. de assoupir*.
II.− Emploi adj.
A.− [En parlant d'un inanimé concr. et parfois d'un inanimé abstr.] Qui provoque une demi-somnolence ou un sommeil profond. Fumées, vapeurs assoupissantes (Ac. 1798-1932); chaleur assoupissante :
1. Je n'oublierois pas la pipe, quelquefois assoupissante ou méditative, et toujours calmante, ... Crèvecœur, Voyage dans la Haute Pensylvanie,t. 2, 1801, p. 363.
B.− Au fig. [En parlant d'un coll., d'un inanimé abstr. et parfois d'un inanimé concr.] Qui endort au point de vue moral, intellectuel :
2. Daudet, qui demeure depuis sept ans là, me dit que cette maison a été bonne pour lui, qu'elle l'a calmé. Il a eu une jeunesse de sacripant, (...). Eh bien, dans cette maison tranquille, pacifique, assoupissante, il s'est transformé; ... E. et J. de Goncourt, Journal,1875, p. 1056.
Spéc. [En parlant d'une lecture, d'un discours, etc.] Qui endort à force d'ennuyer. Pages assoupissantes.
PRONONC. : [asupisɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t].
STAT. − Fréq. abs. littér. : 50.
BBG. − Littré-Robin 1865. − Nysten 1824.