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ASSA, subst. fém.
CHIM., MÉD., PHARM. Gomme végétale.
A(s)sa dulcis. Synon. de benjoin(cf. Ac. 1798-1932, Littré, DG, Quillet 1965).
A(s)sa fœtida/fétida. Gomme-résine obtenue par incision de la tige et de la racine de plusieurs ombellifères asiatiques, de couleur blanc crémeux ou roussâtre, de saveur âcre, d'odeur fortement désagréable, utilisée comme assaisonnement, antispasmodique, appât, etc. :
1. Le suc accumulé dans les bandelettes est une huile aromatique qui communique ses propriétés et son parfum aux graines employées en conséquence dans un certain nombre d'espèces, comme l'Anis, le Coriandre, le Fenouil, le Cumin, etc. Cette huile est souvent associée à un principe narcotique dans les autres parties du végétal, surtout dans l'écorce et les feuilles où abondent les sucs propres qui peuvent, suivant la proportion du principe qui domine, présenter des qualités diverses. Tantôt ils forment des gommes-résines stimulantes ou antispasmodiques utilement employées par la médecine, comme l'assa-fœtida, l'opopanax, le sagapenum, le galbanum, la gomme-ammoniac; tantôt ils deviennent des poisons plus ou moins violents (...). A. de Jussieu, Cours élémentaire d'hist. nat.,Bot., Paris, Masson,1840, p. 485.
2. ... l'assa fœtida (...) c'est une sorte de résine brun rougeâtre (...) semblable à de la colophane (...) à la pulpe de certains fromages, rose ambrée (...) lentement passée dans la cendre. Genevoix, La Boîte à pêche,1926, p. 136.
Rem. Lar. 19eprécise que ,,quelques écrivains spéciaux font ce mot masc.`` (cf. aussi Littré, Guérin 1892, DG et Quillet 1965).
PRONONC. ET ORTH. − 1. Forme phon. − Dernière transcription ds DG : à-zà et as-sà. Pour [ss] géminées dans la 2eforme, cf. aussi Land. 1834, Fél. 1851 et Littré; [s] simple ds Gattel 1841 qui note cependant les 2 a longs. 2. Forme graph. − L'Ac. et la majorité des dict. mod. écrivent assa (fœtida). Quillet 1965 note assa ou asa. En ce qui concerne les dict. hist. également grande majorité pour assa. Seuls Lar. 19e, Guérin 1892 et DG admettent assa ou asa.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1288 bot. assa « suc végétal concret » (Qualitez des simplez, fo134 rods Gdf. Compl. : Assa est chaulde); xves. ase puante « résine du silphium d'une odeur désagréable » (Grant Herbier, no51, ibid. : Assa fetida − Ase puante); 1611 asse fetide (Cotgr.); id. asse douce « résine du benjoin » (ibid.). Empr. au lat. méd. asa « résine de silphium » 1076-87 (Constantinus Africanus, Grad., p. 373, 21 ds Mittellat. W. s.v., 1012, 37); cf. xiies. assa fetida (Ioh. Platearius, Simpl. med., p. 2av, ibid., 1012, 44).
BBG. − Ac. Gastr. 1962. − Alex 1768. − Bouillet 1859. − Brard 1838. − Chesn. 1857. − Comm. t. 1 1837. − Delorme 1962. − Deschamps D'Avallon. Compendium de pharm. pratique. Paris, 1868, p. 761. − Dumas 1965 [1873]. − Lar. méd. 1970. − Littré-Robin 1865. − Mont. 1967. − Nysten 1824. − Plais.-Caill. 1958. − Privat-Foc. 1870.