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ARCHIPRÊTRE, subst. masc.
RELIG. CATHOL. Titre honorifique pouvant être conféré au prêtre desservant certaines cures principales; en partic., curé d'une cathédrale quand elle est en même temps église paroissiale :
On jugea bientôt qu'il n'avait pas des manières d'évêque, et c'était vrai. Il prenait seul des résolutions qui avant lui auraient été délibérées par le vénérable chapitre de la cathédrale ou par le conseil épiscopal composé de MM. les vicaires généraux, le chancelier, l'archiprêtre de la cathédrale et le supérieur du grand séminaire. Billy, Introïbo,1939, p. 52.
Rem. Ce sens est le seul sens vivant au moins dep. le xviies.; cf. étymol.
PRONONC. : [aʀ ʃipʀ ε:tʀ].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1255, juill. relig. arcepreste « curé ou prêtre auquel l'évêque déléguait une sorte de surveillance sur les autres prêtres » (S. Sauv., A. Mos. ds Gdf. Compl. : Arcepreste); 1278 archiprestre (Cart. de Ste Gloss. de Metz, B.N. 1. 10024, fo 99 ro, ibid. : Nos archiprestre); 1680 archiprétre (Rich.); 2. av. 1704 « dénomination honorifique conférée à certains prêtres » (Fleury ds Trév. 1704). Empr. au lat. chrét. archipresbyter (empr. au gr. α ̓ ρ χ ι π ρ ε σ ϐ υ ́ τ ε ρ ο ς « premier des prêtres ») Not. Tir. 55, 32 ds TLL s.v., 463, 29; cf. ives., St Jérôme, Ep., 125, 15 ds Blaise.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 43.
BBG. − Archéol. chrét. 1924. − Bach.-Dez. 1882. − Bouillet 1859. − Foi t. 1 1968. − Lep. 1948. − Marcel 1938. − Mét. 1955. − Rigaud (A.). La Vraie Cour des mir. Vie Lang. 1969. p. 396.