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ALIÉNATEUR, TRICE, subst.
DR. Celui, celle qui transmet (un bien) par aliénation. Anton. aliénataire :
Lorsque l'« aliénateur » refuse la tradition de la chose. De Visme, Affaires de Monaco,Ass. Nat., 9 sept. 1791(Brunot t. 10 1943).
Rem. Attesté ds de nombreux dict., Ac. 1798 Suppl. 1835, Ac. Compl. 1842, Littré, etc., comme subst. seulement. Donné aussi comme adj. (cf. étymol.) par Boiste 1834 et Land. 1834.
Prononc. : [aljenatœ:ʀ], fém. [-tʀis].
Étymol. ET HIST. − 1596 adj., dr. « personne qui transmet un bien par aliénation » (J. de Basmaison, Paraphrase sur les coustumes d'Auvergne, 183, Delboulle ds Quem. t. 1 1959 : Le mary se doit enquerir et instruire [des biens dotaux de sa femme], qu'il ne soit trouvé à la poursuite, et par dissimulation et nonchalance taisible reputé aliénateur d'iceux); 1596 subst., id. « id. » (Guenoys, Confer. des Coustumes, 432 vo, ibid. : Le dit vendeur ou autre aliénateur d'héritage). Empr. du b. lat. jur. alienator subst. (Code Justinien, 1, 5, 10 pr. ds TLL s.v., 1560, 31 : etiamsi ab orthodoxae fidei venditore vel quocumque modo alienatore commenticio sub qualibet occasione fuerit assignata voluntas).
BBG. − Bél. 1957.