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ADVENANT, ANTE, AVENANT, ANTE, part. prés. et adj.
Qui advient (cf. advenir A 1 et B).
A.− DR. Avenant, advenant.
1. Le cas avenant (que) :
1. Avenant s'emploie au Palais comme part. du verbe avenir : Le cas avenant que... le décès avenant de l'un des deux. C.-M. Gattel, Nouveau dict. portatif de la langue française,1797.
2. Nous n'avons, il est vrai, aucune affaire ensemble, ni pacte, ni contrat. Il ne m'a rien promis, rien juré devant Dieu; mais, le cas avenant, je me fierais à lui, quoiqu'il m'en ait mal pris avec d'autres déjà. P.-L. Courier, Pamphlets politiques,Réponses aux anonymes, 1822, p. 152.
2. Advenant (à une pers.). Qui, dans une succession, parvient comme un dû à la personne intéressée. Part advenante (des enfants) (cf. Dupin-Lab. 1846) :
3. Ce fut sans nulle difficulté, et sur-le-champ, qu'il se porta héritier. Ce ne fut pas un fief faisant retour à la couronne, car la Bourgogne avait été concédée, sans nulle clause semblable, par le roi Robert; ce fut un domaine advenant naturellement par succession. Cependant tous les états de Philippe ne passèrent pas au roi Jean. P. de Barante, Hist. des ducs de Bourgogne,t. 1, 1821-1824, p. 97.
B.− Lang. commune. Advenant, part. prés. de advenir B :
4. ... la contingence du devenir et la nouveauté de chaque survenue expliquent l'état d'impréparation et d'improvisation auquel l'occasion nous réduit : l'occasion advenant ex tempore, l'homme plus ou moins démuni se trouve nez à nez avec elle avant d'avoir pu exercer ses pouvoirs d'ajournement, de médiation et de prospection, ... V. Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien,1957, p. 116.
Rem. 1. Forme très rare, plus employée au xixes. qu'au xxes., porte une marque jur. et arch. dans ses attest. les plus anc. (cf. ex. 1, 2, 3 et la plupart des dict. qui précisent : ,,(ne) s'emploie (que) dans les contrats et autres actes publics``). 2. Au xixes., la forme graphique vieillie avenant prédomine dans les textes pour les emplois A (ex. 1, 2) et dans les dict. (Ac. 1798 et 1835, Besch. 1845, DG); mais la forme actuelle advenant se rencontre parfois (F.-R. de Chateaubriand, Correspondance générale, t. 4, 1789-1824, p. 4 : cas advenants; Ac. 1878). Au xxes., la forme advenant prévaut dans les textes avec le sens B (ex. 4), mais elle est encore accompagnée de la forme avenant dans quelques dict. (Ac. t. 1 1932, Quillet 1965). Ac. t. 1 1932 signale la rareté de cette dernière forme : ,,avenant : Part. présent de l'ancien verbe avenir qui a été remplacé par advenir. Il s'emploie encore quelquefois pour advenant.`` Il ne semble pas que le fém. advenante soit attesté pour la période. 3. Avenant continue à vivre par ailleurs avec des sens et des emplois différents. Voir ce mot à sa place alphabétique.
STAT. − Fréq. abs. litt. : 2.