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AUXILIATEUR, TRICE, adj.
A.− RELIG. et MYSTIQUE. Qui secourt.
1. [En parlant notamment de la Vierge et des saints, intercesseur] Martyr auxiliateur :
1. − Je dois réfléchir sur ce que fit saint Bernard pour le développement du culte de la vierge auxiliatrice et médiatrice. Barrès, Mes cahiers,t. 6, 1907-08, p. 319.
SYNT. Fête de Notre-Dame auxiliatrice. Saints auxiliateurs. ,,Groupe de 14 saints tous martyrs, sauf saint Gilles, considérés en certains pays (Italie, etc.) comme particulièrement secourables : les saints Blaise, Georges, Acace, Erasme, Vit ou Gui, Marguerite, Christophe, Pantaléon, Cyriaque, Gilles, Eustache, Denis, Catherine, Barbe (et Magne)`` (Marcel 1938).
Rare. [En parlant d'une divinité païenne] :
2. « Quand tu [la lune] parais, il s'épand une quiétude sur la terre; les fleurs se ferment, les flots s'apaisent, les hommes fatigués s'étendent la poitrine vers toi, et le monde avec ses océans et ses montagnes, comme en un miroir, se regarde dans ta figure. Tu es blanche, douce, lumineuse, immaculée, auxiliatrice, purifiante, sereine! » Flaubert, Salammbô,t. 1, 1863, p. 50.
Emploi substantivé, p. ell. de saint. L'auxiliateur. Le saint qui secourt :
3. Dans mon ignorance laïque, je n'ai pu que suivre la messe de saint Blaise, en priant cet apotropéen, cet auxiliateur, ce patron de mon choix, de payer mon boulanger, mon propriétaire et tout le reste, si Dieu veut. Bloy, Journal,1904, p. 213.
2. Dames auxiliatrices. Dames qui vivent en communauté, veuves la plupart, et qui visitent et secourent les malades pauvres (Journal des Débats, 30 oct. 1876, 3epage, 3ecol. ds Littré).
B.− P. anal. [En parlant d'un inanimé abstr.] Circonstances auxiliatrices (Proust, La Prisonnière,1922, p. 219):
4. ... et il se reconnaissait lui-même, tel qu'il avait été en ses années d'adolescence, lorsque, traversant d'autres solitudes, il les appelait auxiliatrices et voulait que leur force portât remède à sa faiblesse. Psichari, Le Voyage du centurion,1914, p. 10.
PRONONC. − Auxiliatrice. Seule transcr. ds Littré : ô-ksi-li-a-tri-s'.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. a) Ca 1450 subst. masc. auxiliateur (Le Mistére du Viel Testament, éd. Rothschild, I, 30 : Mon sieur, mon prince et recteur, De tout bien auxiliateur, Mercy vous rends d'entente pleine), attest. isolée, repris dep. Besch.; b) 1530 subst. fém. auxiliatrice (Anc. Poés. fr., éd. Montaiglon, XI, p. 95), attest. isolée, repris au xxes.; 2. av. 1866 adj. sens gén. (Félix ds Lar. 19e: Le sensualisme appelle à lui, comme puissances auxiliatrices, l'imagination et le cœur). ,,Peu usité`` (ibid.). 1a empr. au lat. auxiliator subst. (Petrone, 89, 49 ds TLL s.v., 1615, 69); 1 b subst. au lat. auxiliatrix, iiie-ives. (Chalcidius, Comm., 54, ibid., 1616, 52); 2 adj., ve-vies. (Cassiodore, Var., 6, 19, 1, ibid., 57).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 11.
BBG. − Marcel 1938.