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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

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AUSTÉREMENT, adv.
Avec austérité. Vivre austèrement (Ac. 1798-1932) :
1. ... il [l'archevêque] ne soupçonnait pas l'impression pénible, douloureuse, qu'il faisait sur cette nature fermement morale et austèrement passionnée, qui ne reconnaissait d'autre loi que la fidélité chrétienne. Sainte-Beuve, Port-Royal,t. 4, 1859, p. 87.
2. ... dès que je vais mieux, je comprends à nouveau qu'il ne faut pas se relâcher de sa dureté envers soi-même, revenir en arrière, palinodier; mais bien s'enfoncer plus avant dans sa voie, austèrement, férocement. Gide, Journal,1907, p. 231.
PRONONC. : [ɔstε ʀmɑ ̃] ou [o-]. Cf. austère.
ÉTYMOL. ET HIST. − xives. austierement (Dialogue Grégoire, ms. Evreux, fo75c [version du xives.] ds Gdf. Compl.); av. 1505 austerement (Le Baud, Chron. de Vitré, C.XXIII, ibid. : Lequel voulant et s'efforçant fermement exercer justice entre ses hommes, les pugnit griefvement des deffaulx, et aucuns grefva austerement, et leur fist injure). Dér. de austère*; suff. -ment2*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 10.