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AULNAIE, AUNAIE, subst. fém.
Terrain planté d'aulnes. Synon. aunette* :
1. On (...) trouve presque toujours [le putier] aux seins des forêts dans les terrains humides, et sur le bord des aunaies. J.-J. Baudrillart, Nouv. manuel forestier,trad. de Burgsdorf, 1808, p. 229.
2. On m'a indiqué un vieux moulin... − Le moulin de l'aulnaie. Voulez-vous que nous pédalions ensemble jusque-là? Billy, Introïbo,1939, p. 7.
Rem. 1. Selon Besch. 1845, ,,est aussi employé comme nom vulgaire de l'aune``. C'est peut-être ce sens qu'il faut entendre dans l'ex. 2. 2. Le canadien possède un synon. aunière (cf. Canada 1930, Bél. 1957).
PRONONC. ET ORTH. − 1. Forme phon. : [onε]. Passy 1914 donne également la possibilité d'une prononc. -ε ˑj. 2. Homon. : aunai(en)t et aunai(s) du verbe auner. 3. Forme graph. − Ac. 1932 écrit aulnaie et signale ,,dans ce mot et dans le suivant [aulne] l ne se prononce pas, on écrit aussi aunaie``. Rob., Lar. encyclop. et Quillet 1965 admettent aulnaie ou aunaie. 4. Hist. − Ac. 1798-1878 enregistrent aunaie comme vedette princ. (cf. aussi Fér. 1768, Fér. Crit. t. 1 1787, Littré et DG). Ac. 1835, 1878, Littré et DG consacrent à aulnaie une vedette de renvoi à aunaie. Ac. 1835 et 1878 signalent de plus, s.v. aunaie : ,,Quelques-uns écrivent aulnaie.`` Besch. 1845, Lar. 19e(et Nouv. Lar. ill.), ainsi que Guérin 1892 et Pt Lar. 1906 enregistrent parallèlement aunaie ou aulnaie. Pour la graph. avec ou sans l, cf. aussi aulne.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. Ca 1170 subst. masc. auneiz « lieu planté d'aulnes » (B. de Ste Maure, Ducs Normandie, II, 737, Michel ds Gdf., s.v. alnoi : Enz uns auneiz s'en sunt entré, Pres des portes de la cité), masc. jusqu'au xves., aulnoy (Monstrelet, ibid.); 2. 1260-80 subst. fém. aunoie (Jakes d'Amiens ds Bartsch, Altfranzösische Romanzen und Pastourellen, Leipzig, 1870, p. 311) − 1611, Cotgr.; xves. aulnaie (Chastellain, Chron., II, 265, Kervyn d'apr. Delboulle, Recueil de notes lexicol. : Iceux Gantois se sauvèrent [...] par les bois, marais et aulnaies); 1601 aunaie (O. de Serres, 16 ds Gdf. Compl., s.v. alnaie); 1768 aunière (Desgrouais, Les Gasconismes corrigés, p. 48 : aunière pour aunaie), attest. isolée. Du b. lat. alnetum de même sens attesté seulement au ixes. (868, D. Karoli II Calvi ap. Hariulf., lib. 3 c, 16, éd. Lot, p. 131 ds Nierm.) dér. du lat. alnus « aulne* »; cf. le topon. Alnetum 894, près de Fleurigny, arrondissement de Sens, d'apr. Jud ds Arch. St. n. Spr., t. 121, 1908, p. 87.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 2.
BBG. − Fén. 1970. − Plais. 1969. − Plais.-Caill. 1958.