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ATEMPOREL, ELLE, adj.
PHILOS. et lang. abstr. [En parlant du caractère de l'être ou d'une doctrine] Qui est en dehors du temps (cf. intemporel, temporel) :
La permanence (...) apparaîtra (...) comme le pur glissement d'instants-en-soi, petits néants... séparés les uns des autres et réunis par un rapport de simple extériorité, à la surface d'un être qui conserve une immuabilité atemporelle. Sartre, L'Être et le Néant,1943, p. 256.
LING., rare. [En parlant d'une forme verbale] Qui est fondamentalement ou occasionnellement étrangère à la notion de temps (d'apr. Mar. Lex. 1961).
Présent atemporel. Forme verbale convenant à l',,énoncé d'un procès (...) non daté et conçu comme indépendant de la durée`` (Mar. Lex. 1961, s.v. présent).
Rem. 1. Non attesté ds les dict. gén. et techn. sauf ds Mar. Lex. 1961 et Rob. Suppl. 1970. 2. En ling. atemporel ne semble pas se distinguer de intemporel, qui est le terme usuel.
PRONONC. : [atɑ ̃pɔ ʀ εl].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1933 ling. Mar. Lex. 1961 [1933], supra; 2. 1943 philos., supra. Dér. de temporel*; préf. a-2*.
BBG. − Mar. Lex. 1933. − Mar. Lex. 1961 [1951]. − Springh. 1962.