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ARRIVISME, subst. masc.
Conduite inspirée par une ambition sans scrupules (cf. arriver I A 1 b) :
1. Arrivisme! Pourquoi pas, simplement, « arrivage »? Renard, Journal,1907, p. 1133.
2. Il [M. Daniel Halévy] célèbre le désintéressement de ces notables d'autrefois qui donnaient leur temps aux affaires publiques sans espérer de rémunération. La république, par contre, serait la foire d'empoigne et la course aux emplois et aux sinécures. À cela il y aurait beaucoup à dire. Outre qu'on peut douter que l'arrivisme soit d'institution si récente − le duc de Saint-Simon s'en plaignait déjà − il ne semble pas que la république soit pour rien dans cette « révolution des emplois » qui est un fait européen. Guéhenno, Journal d'une« Révolution », 1937, p. 73.
3. ... parmi les hommes nouveaux, ceux qui rêvaient d'une culture commune à tout un peuple, plus préoccupés de valeurs que d'arrivisme, et peu soucieux de conquérir les postes-clefs qui leur eussent pourtant offert de puissants moyens d'action, ont donné toutes leurs forces à l'éducation populaire. B. Cacérès, Hist. de l'éduc. pop.,1964, p. 148.
Rem. 1reattest. (supra ex. 1); dér. du rad. de arriver* comme pendant à arriviste, suff. -isme*.
PRONONC. : [aʀivism̥].
STAT. − Fréq. abs. littér. : 16.