× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
AMARINER, verbe trans.
MARINE
A.−
1. Amariner un navire. ,,S'emparer de ce navire en temps de guerre et l'employer contre l'ennemi.`` (Gruss 1952) :
1. « Fais armer la chaloupe en guerre, prends quinze hommes, deux pierriers à pivot, et va amariner le bateau de ce Monsieur; quant à ces chiens qui sont dans le canot, mène-les aussi à bord, et mets-les aux fers avec le reste de l'équipage du brick... » E. Sue, Atar Gull,1831, p. 12.
2. Envoyer des hommes pour remplacer l'équipage d'un navire pris à l'ennemi. Amariner une prise (Jal 1848).
B.− Habituer au métier de marin, ou plus généralement, habituer à la mer. Amariner un mousse (Ac. t. 1 1932), Amariner des recrues, des passagers :
2. moure à françois. − ... Il [le petit gars] était aussi fier que coriace (...). Je le voyais (...) s'amariner, prendre du hâle, de la carrure... M. Genevoix, L'Aventure est en nous,1952, p. 63.
Emploi pronom. S'accoutumer à la mer. (Attesté ds Besch. 1845, Lar. 19e-Lar. encyclop. et Guérin 1892).
DÉR.
Amarinage, subst. masc.Action d'amariner un bâtiment.
Prononc. : [amaʀine]. Dér. Amarinage : [amaʀina:ʒ].
Étymol. ET HIST. − 1. 1246 mar. « garnir un vaisseau de ce qu'il faut d'hommes et de munitions pour le défendre » (Champollion-Figeac, Doc. hist. méd. [Mél.], t. 2, 2e, p. 64 [demande de navires faite à Gênes par les envoyés de Saint Louis, Jal1] ds Jal2: et doivent estre les devant dittes naves aparillies et sarcies et amarinees suffisamment au port d'Aigue-Morte). − 1529 (Rym., 2eéd., XIV, 316 ds Gdf. Compl. : Quatre galions avec leur suyte bien artilles et equippes seulement d'artillerie et munitions, et amarinees de mariniers et officiers necessaires pour la conduite); 2. av. 1646 en partic. « envoyer un équipage occuper un vaisseau capturé » (Beaulieu-Persac, Mém., p. 19, éd. La Roncière ds Jal2: et amarinay leur vaisseau); 3. 1789 « accoutumer à la mer, au métier de marin » (Termes de mar., ibid.). Empr. à l'a. prov. amarinar « équiper (un navire) » fin xiiie-début xives. (Dansa Jacobs II von Aragon ds Levy (E.) Prov. t. 1 1894, p. 56, s.v. : E es mal amarinada, Tant que negu noy punha Cossi la nau estorsa), hyp. que justifie la localisation de l'attest. de 1246. Terme répandu dans le bassin méditerranéen : a. cat. amarinar « équiper (un navire) » dep. R. Llull, Contemplació en Deu ds Alc.-Moll1, p. 603, s.v., a. génois : amarinare; xiiies. ds DEI (ital. mod. ammarinare) corse ammarinarsi, ibid. Amarinage, 1835 (Ac.).
STAT. − Fréq. abs. litt. : 3.
BBG. − Barber. 1969. − Bél. 1957 (et s.v. amarinage). − Boiss.8. (s.v. amarinage). − Canada 1930 (et s.v. amarinage). − Fér. 1768. − Gruss 1952. − Jal 1848. − Le Clère 1960. − Mots rares 1965. − Will. 1831.