× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ALLODIAL, ALE, AUX, adj.
DR. FÉOD.
A.− Emploi adj. [Le plus souvent en parlant d'une terre, d'un domaine, p. oppos. à féodal] Qui est tenu en franc-alleu. Terre allodiale, biens allodiaux (Ac. 1798-1932); héritage allodial (Besch. 1845) :
1. ... vous savez qu'on distinguait les propriétés allodiales, ou entièrement libres, et les propriétés bénéficiaires, ou soumises à certaines obligations envers un supérieur; ... F. Guizot, Hist. générale de la civilisation en Europe,1828, p. 13.
2. [Caroline au marquis :] − Comment, après avoir assisté ensemble à l'établissement du régime allodial et à l'affranchissement des communes, nous allons danser la contre-danse! G. Sand, Le Marquis de Villemer,1861, p. 160.
B.− Employé substantivement. Bien allodial. Allodial corporel, ,,celui qui s'appliquait aux fonds de terre`` (Besch. 1845); allodial incorporel, ,,relatif à la rente foncière.`` (Besch. 1845).
DÉR.
Allodialité, subst. fém.Dr. féod. Qualité d'un bien allodial. L'allodialité d'une terre (Ac. 1835-1932).
Prononc. : [al(l)ɔdjal], plur. [-o]. Cf. alleu. Dér. Allodialité. Dernière transcription ds DG : al'-dyà-li-té. Tous les dict. de la fin du xviiies. et du xixes. notent [ll] géminées, excepté Fér. 1768.
Étymol. ET HIST. I.− Subst. 1. 1449 dr. féod. allodial « propriétaire d'alleu » (Lettres de Louis XI, t. 1, p. 38 : [Aux consuls de Gap] : nous vous avons mandez y [à l'assemblée] estre comme les autres allodiaux de nosdits pays), seulement au xves.; autre attest. signalée ds W. Bartzsch, Wortschatz des öffentlichen Lebens im Frankreich Ludwigs XI., 1937, p. 26; 2. 1521 allodial « propriété en franc-alleu » (Nouv. Coutumier gén., éd. Ch. A. Bourdot de Richebourg, t. 3, p. 1265, Coutumes de Bourbonnois, chap. XXIX, 422 : [...] s'il [l'héritage] est allodial corporel, dedans lesdits trois mois; ou incorporel, dedans six mois du jour de la possession réelle); 1748 masc. plur. allodiaux « biens allodiaux » (Montesquieu, Esprit des Lois, XXXI, 9 ds Littré 1863); sens non attesté dans la lexicogr. av. Besch. 1845. II.− Adj. 1463 al(l)odial « qui est tenu en franc-alleu » (Ordonnances des rois de France de la troisième race, éd. Pastoret, XVI, 5 ds W. Bartzsch, op. cit., p. 22 : Immeubles -feudalz et- alodiaulx); 1494 id. « id. » (Nouv. Coutumier gén., éd. Bourdot de Richebourg d'apr. Baldinger ds Z. rom. Philol., t. 67, 1951, p. 18 : Chaumont Bassigny 1494, 112, chose allodiale). Empr. au lat. médiév. allodialis, dér. de alodis (voir alleu), à savoir I 1 à l'adj. substantivé allodialis « noble possédant un alleu » (1262, Archives de la Cour des Comptes de Dauphiné, Registre Probus, fol. 12 ds Du Cange, s.v. allodiales, t. 1, p. 187 a : Interrogati si homines ipsius loci sunt taylliatiles, Responderunt, quod sic, exceptis Allodialibus vel Nobilibus, seu aliis quibus data est inde libertas); cf. aussi 1261 (homines allodiales, Chart. Lamb. Leod. 576, p. 127, 7 ds Mittellat. W. s.v. alodialis, 494, 6). I 2 n'est pas attesté en lat. médiév. À rapprocher de I 2 lat. allodialia (xviies., Vossius, De Vitiis sermonis, livre et chap. 2 ds Mén. 1750, s.v. alleu : ac allodialia sint patrimonialia et à majoribus transeuntia ad haeredem). II empr. à l'adj. al(l)odialis « qui a trait à un alleu » (entre 585 et 1280, Chart. Lux. IV 529, p. 625, 20 ds Mittellat. W. s.v. alodialis, 493, 68 : bona allodiali prescriptione ... subiecit), « possédé en propre, en franc-alleu » (entre 585 et 1280, Chart. Lux. IV 354 p. 451, 30, ibid., 494, 3 : vineam meam allodialem). Allodialité, 1590 dr. féod. (J. de Basmaison Pougnet, Paraphrase sur les coustumes d'Auvergne, p. 195 : [...] trante ans, par lequel laps de temps allodialité et franchise de franc fief ne s'acquiert contre le Roy).
STAT. − Fréq. abs. litt. : 1.
BBG. − Bél. 1957. − Boiss.8. − Dupin-Lab. 1846. − Fér. 1768. − Lep. 1948 (s.v. allodialité).Prév. 1755.