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ALEURONE, subst. fém.
CHIM. Substance azotée remplaçant ou accompagnant l'amidon dans les graines mûres des plantes, oléagineuses en particulier (assise protéique de l'albumen) et qui constitue une réserve pour la plante :
Soixante-sept gènes sont nécessaires, chez le maïs, pour la synthèse de la chlorophylle, et une dizaine pour déterminer la couleur de l'aleurone; plusieurs dizaines participent, chez la drosophile, à la réalisation de la couleur rouge brique de l'œil. L. Cuénot, J. Rostand, Introduction à la génétique,1936, p. 27.
Syntagmes. Cellule à aleurone. Les cellules à aleurone [contiennent] des matières grasses et des grains d'aleurone noyés dans des matières azotées (E. Boullanger, Malterie, brasserie,1934, p. 86).Grains d'aleurone. Une coupe fine pratiquée dans l'amande d'une graine de ricin et montée dans de la glycérine, montre à l'observation microscopique, des cellules contenant de très nombreux grains ovoïdes : ce sont des grains d'aleurone (H. Camefort, A. Gama, Sciences naturelles,1960, p. 337).
Rem. 1. Attesté ds Littré, Nouv. Lar. ill., Lar. encyclop. et Quillet 1965. 2. Dér. Aleuronique, adj.; var. Aleurique : qui contient de l'aleurone (cf. Ch.-A. Wurtz, Dict. de chimie pure et appliquée, 1ersuppl., t. 1, 1880-1886, p. 89).
Prononc. − Dér. Aleurique. Seule transcription ds Littré : a-leu-ri-k'.
Étymol. ET HIST. I.− Aleurone, 1865 chim. « matière de réserve des graines » (Année sc., 1865 [éd. 1866] ds Fr. mod., t. 36, no4, pp. 326-327 : Ces corpuscules, qui sont propres en général aux tissus des semences oléagineuses, ont été désignées par M. Hartig qui les découvrit le premier sous le nom de grains d'aleurone). II.− Aleurique, 1877 (Van Tieghem ds Littré); Aleuronique, 1880-1886, supra. I empr. au gr. α ́ λ ε υ ρ ο ν « farine de froment » attesté dep. Hérodote, 7, 119 ds Bailly; nom donné à cette substance par Hartig en 1855 (d'apr. Littré). II dér. de aleur(one)*; suff. -ique*.
BBG. − Littré-Robin 1865.