× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
AÎTRE, subst. masc.
Vx. Passage libre devant un bâtiment (généralement une église) et servant de cour, de parvis, de vestibule ou de porche :
1. Tout le monde sait ce que c'est que le porche d'une église; chacun connaît ce corps avancé qui précède le portail et qui, selon les temps, a pris le nom de porche, d'aître et de parvis. Journal officiel, 18 mars 1872, p. 1926 (Littré).
2. Le jour de la foire, le tumulte leur donna une belle occasion de s'échapper. Elles s'attendirent sous l'aître, le passage voûté proche de la fontaine de Goye. H. Pourrat, Gaspard des Montagnes,À la belle bergère, 1925, p. 112.
Spéc. Terrain libre servant de cimetière près d'une église, galerie couverte entourant un cimetière :
3. ... il est désert désormais, cet aître Saint-Maclou, ce champ des morts si paisible et si nu, où se dresse un Christ de fer, pauvre et à demi-décloué. R. Brasillach, Pierre Corneille,1938, p. 16.
Rem. Aître Saint-Maclou forme une sorte de nom propre composé sans la prép. de conformément à la synt. de l'a. fr.
Prononc. ET ORTH. − 1. Forme phon. : [εtʀ ̥]. Passy 1914 transcrit [ε:] long (cf. aussi Littré et DG). 2. Homon. : aîtres ou êtres, être (verbe), hêtre. − Rem. Ac. Compl. 1842 écrit : ,,aître ou aitre (V. lang.)``.
Étymol. ET HIST. − Ca 1100 « cimetière entourant l'église » (Chans. de Roland, 1750, éd. Müller ds T.-L. : Enforrunt nus en aitres de mustiers); 1170 « porche, parvis de l'église » (Li Quatre livre des Reis, éd. Curtius, p. 121 : E a faire le temple nostre Seignur l'out tut destined e dunad a sun fiz Salomun les mesures del temple e des porches e des chambres entur e des aitres e de tut cel grant apareil). Du lat. atrium, proprement « pièce principale de la maison romaine » (dep. Plaute, Aulularia, 518 ds TLL, 1101, 46), qui prit au ives. le sens « portique, parvis de basilique » en lat. chrét. (Paulinus Nolanus, Epistulae, 32, 15 ds Blaise 1954 : atria ... spatiosa patebant), et avait également en lat. médiév. le sens « cimetière » ca 1041-44 (Gesta episcoporum Cameracensium, 3, 22, p. 472, 44 ds Mittellat. W. : in atrio ..., quia maior erat villulae, subterratus).
STAT. − Fréq. abs. litt. : 29.
BBG. − Bach.-Dez. 1882. − Boiss.8. − Chabat t. 1 1875. − Fér. 1768.