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-OL, suff.
Suff. servant à constr. des subst. masc. désignant des corps chim.
A. − [Les mots constr. sont des subst. masc. désignant des alcools]
1. [La base est un subst. fr. ou son rad.] V. aldol (s.v. ald(o)-), éthanol, géraniol (rem. s.v. géranium), menthol.
2. [La base est tirée d'une autre lang.]
a) [du gr.] V. glycol, hexol (s.v. hex(a)-).
b) [du lat.] V. acétol.
B. − [Les mots constr. sont des subst. masc. désignant des produits de distillation ou des substances chim. spécifiques]
1. [La base est un mot fr. ou son rad.]
a) [La base est un subst. ou son rad.] V. benzol, collargol, crésol, eucalyptol (rem. s.v. eucalyptus), gaïacol, glycérol (rem. s.v. glycérine), thymol et aussi:
cortisol , subst. masc.Hormone corticosurrénale, proche de la cortisone par sa formule, ses propriétés thérapeutiques et ses indications. Synon. hydrocortisone.La découverte des hormones corticoïdes proprement dites, notamment celle de l'hydrocortisone ou cortisol, est due également à Reichstein (1937) et à Kendall (1938) (Bariéty, Coury,Hist. méd.,1963, p.753).
b) [La base est le rad. d'un adj.] V. formol.
2. [La base est tirée d'une autre lang.]
a) [du gr.] V. ichtyol (s.v. ichty(o)-), phénol.
b) [du lat.] V. furfurol et aussi:
calciférol , subst. masc.Synon. de vitamine D.Les auteurs décrivent sous le nom de calciférol, un produit cristallisé qui ressemble à la vitamine D2 (J.phys. et Radium, Chim. phys., 1932, p.320).
c) [de l'all.] :
alantol , subst. masc., chim. Cétone terpénique de formule brute C10H16O, extraite de l'essence d'aunée, antiseptique des voies respiratoires. L'essence d'aunée (...) renferme (...) de (...) l'alantol (Wurtz,Dict. chim.,t.1, 1ervol., 1869, p.53).
3. [La base est un nom propre] V. goménol.
Rem. 1. Empr. à l'angl., v. naphtol; au lat., v. vitriol. 2. On relève qq. rares cas de concurrence -ol/-éol (terpinol ou terpinéol).
Vitalité. Le suff. -ol, qui est toujours vivant, a surtout été productif dans la 2emoitié du xixes. Prononc.: [-ɔl]. Étymol. et Hist. Les 1ersmots suffixés par -ol (auj. abandonnés) sont postérieurs à 1830 (v. Cottez 1980). Le suff. a été tiré de la finale de alcool et de celle de pétrole (oleum), pour former des mots désignant des alcools proprement dits ou des mots désignant des corps semblables aux alcools, des produits de distillation, la différence entre les deux n'ayant pas toujours été nette. ,,En 1853 et 1854, dans une série de Mémoires sur la glycérine, sur les éthers, etc., Berthelot établit la théorie générale, en distinguant les alcools monoatomiques (alcools proprement dits) et les alcools polyatomiques (comme la glycérine). Ainsi, ce qui était «huile» entrant désormais dans la série «alcool», le suffixe -ol va se référer expressément à la terminaison et au signifié de alcool, comme l'atteste la création de glycol`` (Cottez 1980). Bbg. Dub. Dér. 1962, p.20, 77, 85, 111. _ Gall. 1955, p.XXX, 15, 250, 280. _ Gebhardt (K.). Trois suff. d'empr. en fr. Trav. Ling. Litt. Strasbourg. 1975, t.13, no1, p.95. _ Hasselrot 1957, p.285. _ Quem. DDL t.17. _ Rohlfs (G.). Suffixreichtum in den romanischen Einwohnernamen. In: [Mél. Marchand (H.)]. The Hague-Paris, 1968, p.183.