× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ÉPLORÉ, ÉE, part. passé et adj.
I.− Part. passé de éplorer (s')*.
II.− Emploi adj.
A.− [En parlant d'une pers.] Qui est tout en pleurs. Mère, veuve éplorée :
... deux ruisseaux de larmes coulèrent sur la face ravinée de ce rude athlète, éploré comme une veuve et palpitant comme une mère devant son enfant expiré! Cladel, Ompdrailles,1879, p. 368.
Emploi subst., gén. fém. Personne en pleurs. C'est une frêle éplorée que j'ai recueillie sur la rive (Gide, Voy. Urien,1853, p. 50).C'est Beethoven qui a décidé de s'éloigner, de voyager à travers le monde. Et il engage l'éplorée à supporter l'absence (Rolland, Beethoven,t. 2, 1937, p. 561).
P. métaph. Ainsi l'arbre, trop tôt dépouillé par l'automne : On dirait à le voir qu'il s'afflige et s'étonne, Et qu'à terre abaissant ses rameaux éplorés Il réclame ses fleurs ou ses beaux fruits dorés (Sainte-Beuve, Poés.,1829-40, p. 74).Weber passe dans un paysage romantique, conduisant la ballade des morts, au milieu des saules éplorés et des chênes qui tordent leurs bras (Zola, Œuvre,1886, p. 217).
B.− [P. méton. du subst. qualifié] Triste, pitoyable. C'étaient des lettres de sa sœur, la pâtissière de Guéret; de pauvres lettres éplorées, lamentables, où il n'était question que de traites à payer, de termes échus, d'« arriéré » (Gide, Si le grain,1924, p. 452).Dans le salon coulaient des torsades de vers éplorés, et il y avait des jours où tout le monde pleurait (Aymé, Jument,1933, p. 37).
Prononc. et Orth. : [eplɔ ʀe]. Ds Ac. 1694-1932. L'inf. éplorer n'est pas admis ds Ac. Fréq. abs. littér. : 180.