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ÉBAUDIR, verbe.
Vieux
A.− Emploi trans. Mettre en allégresse, divertir, égayer. Il nous a ébaudis avec son récit extravagant (Ac.1932).
B.− Emploi pronom. réfl. S'égayer, se réjouir. La joie calme où s'ébaudissait mon âme. (Baudel., Poèmes prose,1867, p. 79).Tout ce monde-là (...) ne demandait qu'à s'ébaudir, rigoler et chanter avec l'entrain canaille d'une flotte de canotiers de la Seine (A. Daudet, Nabab,1877, p. 213, 214).
Rem. 1. On rencontre surtout l'emploi pronom. 2. L'orth. arch. s'esbaudir est parfois empl. avec une valeur d'affectation ou d'ironie plus ou moins plaisante. L'âge (...) ne nous aide pas seulement à nous plaire au milieu des vivants, à nous esbaudir des raseurs, à nous émerveiller des idiotes (Mauriac, Journal 1, 1934, p. 86). Encore un petit coup à la bière... on pourra jamais se relever... alors ça sera beaucoup mieux... ils bavachent... ils s'esbaudissent tous les fainéants... (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 256).
Prononc. et Orth. : [ebodi:ʀ]. Demi-longueur de [o] ds Passy 1914 et Barbeau-Rodhe 1914. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1100 pronom. « être rempli de joie, d'ardeur » si s'esbaldissent Franc (Roland, éd. J. Bédier, 1524); ca 1160 trans. (Enéas, 675 ds T.-L.). Dér. de l'a. fr. bald, balt « joyeux » ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 96 : balz e liez), v. baud. Fréq. abs. littér. : 20. Bbg. Gir. t. 2. Nouv. Rem. 1834, p. 33.