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TEXTILE, adj. et subst.
I. − Adjectif
A. − [En parlant d'une fibre, d'une plante] Que l'on peut tisser; que l'on peut diviser en fils susceptibles d'être tissés. Le village vivait du lin. Quatre petites fabriques, alignées sur la rive droite de la Lys, broyaient et décortiquaient la plante textile, pour la revendre au marché de Courtrai (Van der Meersch, Empreinte dieu, 1936, p. 27).V. fibre D 1 ex. de Renan.
Matière (première) textile. Matière filamenteuse susceptible d'être transformée en fil puis en tissu après une préparation spéciale. Ils se vêtent d'étoffe qu'ils achètent à des nomades, car ils ne savent pas tisser, ou la matière textile leur manque (Gide, Retour Tchad, 1928, p. 883).Les principales matières premières textiles employées sont le coton, la rayonne et les fibres synthétiques (Industr. fr. caoutch., 1965, p. 26).
[P. méton.; en parlant d'un produit] Qui est de cette matière. Câble textile. La distribution des cartes provisoires de vêtements et d'articles textiles s'effectue actuellement à une cadence très lente (L'Œuvre, 14 juin 1941).
B. − Qui concerne la fabrication des fils à partir d'une telle matière première, le tissage et le traitement des tissus, la commercialisation des produits finis. Dans le secteur textile la détention de stocks excédentaires dus à la mévente s'est elle-même transformée parfois en rétention volontaire (Le Monde, 19 janv. 1952, p. 10, col. 1).Crise des industries textiles vosgiennes (Colloque géogr. appl., 1962, p. 119).
Empl. subst. masc.
Au sing., à valeur de coll. Ensemble des industries textiles. Travailler dans le textile. Àncien ouvrier du textile, licencié à la suite d'une grève à Troyes, le Parti (...) l'avait pris comme permanent (Abellio, Pacifiques, 1946, p. 152).Le textile, le caoutchouc, les industries chimiques, rencontrent encore de graves embarras (De Gaulle, Mém. guerre, 1959, p. 595).
Au plur., moins usuel. On m'a fait finalement une proposition au Syndicat des Textiles pour assurer la documentation d'un Bulletin envoyé aux fabricants de tissus (Du Bos, Journal, 1922, p. 45).
II. − Substantif
A. − Matière propre à être transformée en fil, puis tissée. L'amiante est un textile (Ac.). [M. de Chardonnet] parvint à en faire [du collodion] un véritable textile, une « soie artificielle » solide et brillante (P. Rousseau, Hist. techn. et invent., 1967, p. 331).
Textile naturel (ou classique). Matière d'origine animale, minérale ou végétale que l'on peut tisser. La coïncidence de la date de signature de la convention collective nationale des textiles naturels et artificiels (février 1951) avec la date de la chute (...) des prix mondiaux des matières premières importées (Univers écon. et soc., 1960, p. 44-15).
Textile artificiel (ou chimique). Fibre fabriquée à partir d'un produit naturel traité chimiquement. La cellulose a des applications multiples qui s'inscrivent dans le cadre du progrès: textiles artificiels (rayonnes et fibranes) (Forêt fr., 1955, p. 19).
Textile synthétique. Fibre obtenue par synthèse à partir de la houille ou du pétrole. Le tissage des articles imitant la fourrure s'est beaucoup développé (...) parce que les textiles synthétiques et les méthodes de frisage ont également beaucoup progressé (Thiébaut, Fabric. tissus, 1961, p. 110).
P. méton. Article de cette matière. Les produits à usages multiples, qui, outre le textile délicat, nettoient les carrelages ou la vaisselle (50 millions de consommateurs, nov. 1977, p. 44, col. 1).
Carte de textile(s). Carte permettant d'obtenir des tissus et des vêtements au cours de la guerre 1939-45. Des étoiles en satinette jaune distribuées après remise de deux points découpés dans la carte de textile (Sarraute, Ère soupçon, 1956, p. 51).
B. − [P. oppos. à naturiste, nudiste] Personne habillée. Dans le parc du château, qu'une haute muraille isole des « textiles » − c'est-à-dire du commun des mortels ils vivent, sans complexes, ni rites particuliers, des vacances familiales (L'Express, 13 juill. 1970, p. 38, col. 1).
Empl. adj. Au cap d'Agde (...) les locations en zone nudiste (...) sont combles. En zone habillée, ou « textile », elles n'ont été occupées qu'à 60 pour cent (Le Nouvel Observateur, 30 août 1976, p. 41, col. 3).
REM. 1.
Tex, subst. masc.,technol. Unité de titrage utilisée pour les fils textiles et correspondant au poids en grammes de 1 000 m de fil. Le titre ou masse linéique en tex d'un fil est égal à la masse en grammes d'un kilomètre de ce fil. L'usage du kilotex comme multiple et du millitex comme sous-multiple est recommandé (Thiébaut, Fabric. tissus, 1961, p. 8).
2.
-tex, élém. de compos.,technol. [Les mots constr. sont des subst. masc. désignant des multiples et sous-multiples] V. kilotex (s.v. kilo-) et aussi:
Millitex. -Millième partie du tex. V. supra rem. 1 ex.
Prononc. et Orth.: [tεkstil]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. A. Adj. 1. 1752 « qui peut être divisé en fils propre à faire un tissu » (Trév.); 2. 1864 « qui se rapporte au tissage » industries textiles (Audiganne, Revue des Deux-Mondes, t. III, p. 890 ds Littré). B. Subst. 1872 « matière propre à être mise en tissu » (Littré); 1912 textiles artificiels (M. de Nansonty, Actualités Scientifiques, p. 204 ds Quem. DDL t. 21). Empr. au lat.textilis « tissé »; « tressé, entrelacé », dér. de texere « tisser ». Fréq. abs. littér.: 35.