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TAIN, subst. masc.
A. − Amalgame d'étain et de mercure servant à l'étamage des miroirs. Glace qui a perdu son tain. Le miroir était sillonné de rides claires et, là où le tain s'était séparé du verre, on voyait des lacs d'ombre (Schwob, Monelle, 1894, p. 80).
P. métaph. Dans l'étang d'un grand cœur quand la douleur s'épanche Comme du soir, et met un tain d'ombre et de nuit Sous la surface en fleur de cette eau longtemps blanche (Rodenbach, Règne sil., 1891, p. 207).
Glace sans tain. Plaque de verre uni dont une des faces a été rendue réfléchissante par une couche minérale durcie par pyrolyse, et qui permet, grâce à l'autre face, d'observer par transparence sans être vu. N'accepte jamais d'argent de lui dans son bureau. Tu es sûr d'être photographié, la main tendue, par un appareil caché dans le mur, derrière une glace sans tain (Abellio, Pacifiques, 1946, p. 360).
B. − TECHNOL., vieilli. Bain d'étain servant à l'étamage d'un métal. (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth.: [tε ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Homon.: formes de teindre; tenir et thym. Étymol. et Hist. 1. Ca 1200 tain « étain dont on recouvre les boucliers » (Jean Renart, Escoufle, éd. Fr. Sweetser, 1100); spéc. miroit. 1680 tein (Comptes ds Bastimens du roi; Saint-Germain, 1680, col. 1261 ds Havard 1890); 1680 teint (Rich.), forme att. − 1771, Trév.; 1694 tain (Ac.); 2. 1872 (Littré: Tain. Bain d'étain dans lequel on plonge le fer noir après le décapage). Altér. de étain*, avec infl. de teint part. passé de teindre* pour les formes tein(t) des xviie-xviiies. Fréq. abs. littér.: 63.