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ROSSERIE, subst. fém.
Pop., fam.
A. − Caractère d'une personne rosse. À nos âges on est fixé sur la rosserie des hommes, pas vrai? (Frapié, Maternelle, 1904, p. 170).Elle avait hérité l'esprit de sa mère, mais avec moins de gaieté et plus de rosserie (Martin du G., Devenir, 1909, p. 135).
B. −
1. Action méchante ou perfide. Synon. pop., fam. vacherie, crasse1.Accumuler les rosseries, faire des rosseries. Moi, la première rosserie que j'ai faite, c'est au sujet d'un parapluie (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Ça ira, 1885, p. 1286).Elle aura tout ce qu'on peut désirer, le succès, la fortune. Elle est rosse. La rosserie mène à tout (A. France, Hist. comique, 1903, p. 32).
2. Propos cyniques, mordants. Synon. pop., fam. vacherie, crasse1.Dire, écrire des rosseries. Comme vous êtes loin, spirituelles « rosseries » (...) éreintement d'un absent par les camarades, déchiquetage d'une absente entre mondaines! (Coppée, Bonne souffr., 1898, p. 33).Le goût du public pour la polémique et les rosseries n'incite-t-il pas le critique à se montrer acerbe, sarcastique ou violent, c'est-à-dire plus soucieux de plaire que d'être juste? (Coston, A.B.C. journ., 1952, p. 120).
Prononc. et Orth.: [ʀ ɔsʀi]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1. 1885 « parole, action rosse » (Maupass., loc. cit.); 2. 1888 « caractère rosse » (A. Daudet, Immortel, p. 46). Dér. de rosse*; suff. -erie*. Fréq. abs. littér.: 44. Bbg. Quem. DDL t. 14.